la Russie, terre d’asile pour les fachos ? Le cas Sorlin #diesirae

Fabrice Sorlin était candidat du FN dans la 7e circonscription de la Gironde lors des législatives de 2007. Il a également été président du groupuscule « Dies Irae » (catholiques royalistes), une association de Bordeaux épinglée par le reportage « À l’extrême-droite du Père », diffusé sur France 2 dans le cadre du magazine d’investigation Les Infiltrés, le 27 avril 2010. Son association y a été présentée comme projetant de créer des milices autonomes sous la supervision d’un ancien militaire, (probablement Jean-Claude Philipot, ex-commissaire général de l’armée de terre, promu n°2 de Civitas, à confirmer). Certains des propos tenus par les membres de Dies Iræ dans le reportage des Infiltrés sont de nature ouvertement raciste. (voir ici). Les militants y tenaient des discours violemment anti-juifs, anti-arabes et anti-noirs, liant leur haine à la défense de la chrétienté. Aussi, une enquête judiciaire a été ouverte suite à cette diffusion. Pour tenter d’intimider les journalistes à l’origine de ce reportage, les incriminés ont à leur tour porté plainte pour diffamation, un procès qu’ils ont perdu en 2014. Je m’en étais d’ailleurs fait l’écho ici, avec force de détails précis, où l’on retrouve notamment l’ identité et le rôle exact des uns et des autres…

Pourtant, c’est bien à cet individu peu recommandable, Fabrice Sorlin, que Sputnik, organe de propagande poutiniste, complotiste et raciste, a choisi de dresser un portrait plus qu’élogieux.. dans lequel, bien sûr, on ne dit rien de ses orientations idéologiques, ni de son passé extrêmement droitier… ça ferait tache sur cette belle photo de famille bien propre sur elle, respirant si profondément l’amour de son prochain :

Dans l’article, on découvre que les raisons qui auraient motivé cet émigré particulier là à s’installer en Russie résideraient surtout dans l’éducation donnée à ses enfants (on n’y fait pas la promotion de l’homosexualité à l’école, comme en France, n’est-ce pas) ainsi que dans la liberté d’expression, plus importante en Russie qu’en France, où l’on n’a pas le droit d’être homophobe et raciste. Ben tiens…

Non, rien. Cela me suffit. Tout est dit. Ah, non, j’oubliais : ses affaires sont florissantes, lui qui ne répugne nullement à commercer avec la Syrie et l’Iran. Cette fois, le tableau est complet.

Mais à part ça, selon certains, Sputnik ou Russia Today seraient des médias comme les autres. Encore une belle illustration de ce genre de relativisme tant à la mode chez les souverainistes (donc nationalistes) de tous bords.