Nice nationaliste : NON, tous les nazis n’ont pas disparu… Hélas.

Selon certain.e.s, probablement mieux informé.e.s que moi, les nazis, ça n’existe pas/plus. J’en ai la démonstration tous les jours… Comme par exemple ici, à Nice. Un condensé de merde raciste, antisémite et homophobe totalement décomplexée, émanant de bas de plafond qui ne voient pas où est le problème, qui n’auraient fait que s’amuser, dans un exercice de free style de pure provocation, sans conséquence à leurs yeux, nous disent-ils… Ben tiens. T’as qu’à croire…

Extraits :

« IL EN VA DE LA SURVIE DE LA RACE BLANCHE »

« Pas de pitié pour les pédés, pas de quartier pour les déviants sexuels, pas de défilé pour les enfilés », peut-on lire ici. « Nice nationaliste en première ligne face à la vermine LGBT. L’homofolie, ça suffit ! », lit-on sur un autre post. Une photo montre deux hommes masqués, brandissant une croix celtique, exécutant le salut nazi et piétinant un drapeau arc-en-ciel. L’un d’eux arbore une tête de mort à la mode Totenkopf SS.

Ces odes à la haine fleurissaient sur des comptes de Nice nationaliste créés sur YouTube, Facebook, Twitter, Telegram ou le réseau social russe VK. Seul YouTube a coopéré avec la police judiciaire. La plateforme lui a remis un e-mail éloquent : jacquesdoriot1488@ gmail.com. Jacques Doriot, figure emblématique de la collaboration. 1488, référence aux symboles nazis. Derrière cet e-mail, Yohan C., 23 ans. Derrière d’autres posts, Clément D., 27 ans. À leur côté, Jérémie M., 41 ans. Un modérateur qui n’a pas modéré grand-chose.

Enivrés par une surenchère verbale, les militants de Nice nationaliste ont pulvérisé les limites de la liberté d’expression. Prônant pour les homosexuels l’« aktion T4 », référence à la campagne d’extermination des personnes handicapées par les nazis. Ironisant sur le sacre des Bleus au Mondial 2018, avec le dessin d’un singe brandissant la coupe. Salissant la mémoire de Simone Veil avec cette vue d’un camp de concentration, légendée : « Simone reviens ».   Cet antisémitisme décomplexé, teinté de relents identitaires, se résume dans le cliché pris devant la synagogue de la rue Deloye. « Ici c’est Nice pas Tel Aviv », proclame la photo. On y voit un t-shirt siglé « AJAB » (« All jews are bastards ») et le logo de Nice nationaliste, qui superpose l’aigle nazi et celui de Nice. « Il y a dans ce groupe une espèce de fascination pour le régime nazi, le IIIe Reich, l’une des périodes les plus sombres de notre histoire », constate le président.

Certains flirtaient avec le sulfureux Parti nationaliste français (émanation de l’Œuvre française) et son porte-parole, Yvan Benedetti. D’autres ont voué une admiration à un groupe néonazi ukrainien, Misanthropic division. Me David Rebibou, avocat du Crif, pointe l’influence qu’ont pu exercer les identitaires de Nissa rebela : « Nous avons là des disciples de Vardon(1) et de Benedetti. »

source

Le procureur a requis six mois de prison pour les attaques homophobes, six mois contre Yohan et un an ferme contre Clément pour leurs diatribes antisémites, du sursis pour les autres… ainsi qu’ un an de prison supplémentaire pour apologie du terrorisme. Le tribunal tranchera le 26 novembre.

Enregistré.