Chirac, le bruit et l’odeur… d’un grand cadavre à la renverse

Au moment de la mort de l’ ancien président, je suis allé consulter les archives de ce blog, pour voir ce que j’avais sur lui. Vu que son état de santé l’avait coupé du monde depuis belle lurette, il faut avouer que ce n’est pas récent, récent… Pour le menu du jour, voici les restes que j’ai retrouvés dans mon petit frigo si personnel :

L’annonce prématurée de sa mort en septembre 2016 par Christine Boutin, ce qui lui vaut encore aujourd’hui bien des railleries sur les zinternets…

A travers l‘affaire wikileaks, on apprenait, en juin 2015, qu’ il faisait partie comme deux autres chefs d’état français, des personnalités politiques françaises qui « ont été surveillées téléphoniquement pendant près d’une décennie par les services secrets américains. « 

Un énième rebondissement ici, en 2011, de son procès concernant les emplois fictifs de la Ville de Paris…

Là, en 2009, des nostalgiques de Chichi pour le moins inattendus…

Vous voyez bien, pas de quoi en faire tout un plat, de cette mort. Ne restera donc plus que ce seul souvenir dans ma mémoire irrémédiablement saturée le concernant : un certain discours dit d’Orléans, en 1991, dont le célèbre « la vue et l’odeur » me soulève encore le cœur :

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Triste souvenir, en vérité, d’une figure derrière laquelle d’autres préfèreront voir si probablement, pudiques jusqu’à l’hypocrisie, la tête sous le sable, comme » une certaine idée de la France » et, pourquoi pas, pour les natios, de sa « grandeur »…

Sans moi. Ni oubli, ni pardon.

(et je ne parle pas du reste…

Et dire qu’il n’ira jamais en prison !

Post-scriptum : et j’apprends qu’Alain Juppé vient de rejoindre les poubelles de l’histoire… du racisme.

Interrogé au sujet de cette sortie sur le plateau de BFMTV ce jeudi, au soir de la mort de Jacques Chirac, Alain Juppé a justifié les propos de l’ancien président:

« C’était tout simplement la vérité! », a-t-il asséné. « J’ai été élu de ce quartier, et j’ai fait la même constatation. Est-ce que ça veut dire qu’on est racistes? S’il y avait quelque chose qui était profondément étranger à Jacques Chirac, à ses idées, à ses convictions profondes, c’était le racisme et l’antisémitisme. Et il a été l’un des hommes politiques les plus déterminés dans son hostilité au Front national et à ce que représentait l’idéologie de Jean-Marie Le Pen à cette époque-là. Donc lui faire un procès en racisme… (…) Il l’a dit. J’aurais peut-être pu le dire », a confié le président du Conseil constitutionnel.

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