Le refus de la liberté de la presse est un marqueur du fascisme, Marion Maréchal Le Pen

C’est une habitude chez les fachos, de ne pas supporter la liberté d’expression des autres, mais seulement la leur, qui se résume le plus souvent à celle d’exclure, de stigmatiser, de haïr et de mépriser toujours les mêmes, en fonction de leur origine ethnique ou géographique, ou de leur appartenance religieuse… (quand ce n’est pas de leur seul genre, comme un certain élu RN, coutumier du fait machiste. Comme si le racisme, la xénophobie, et l’autoritarisme ne lui suffisaient pas…).

Aussi, ce rejet de la liberté des autres passe forcément par le refus de l’accréditation des journalistes qui ne seraient pas assez complaisants avec leur seule vérité partisane, qui exclut du réel toute autre possibilité. Seule leur propagande idéologique répugnante est tolérée, encouragée.

La tante avait déjà donné le ton, en refusant de son QG de com, pendant les dernières élections présidentielles, une série assez impressionnante de médias main stream, dont les journalistes ne se mettaient pas assez à plat ventre devant sa (putride) majesté. Elle avait d’ailleurs déjà marqué son empreinte liberticide lors du lancement de sa campagne pathétique à Lyon, en excluant Médiapart et Quotidien. sans que cela n’émeuve hélas beaucoup dans la profession, étrangement peu solidaire…

Aussi, comment ne pas s’étonner de voir la nièce faire de même, maintenant que cela est si tristement banalisé, en interdisant à certains plutôt qu’à d’autres de faire correctement leur métier ?

Il est vrai que pour ces gens là, d’ordinaire si soucieux de liberté d’expression, le simple fait de les ranger à l’extrême-droite ou les qualifier de xénophobes et de racistes, ce qu’ils sont assurément, est déjà encore de trop, quand bien même on en aurait les preuves purement factuelles. Pourtant, comment ne pas appeler un chat un chat et des fascistes ce qu’ils sont ? Le fait d’interdire à la presse de faire son métier, et de tenter de les censurer, comme le fait systématiquement l’extrême-droite partout où elle est en position de pouvoir, en est d’ailleurs l’un des marqueurs symptomatiques.

Malheureusement, il est fort regrettable de noter que cette habitude d’extrême-droite fascisante est en train de gagner jusqu’à une certaine gauche, de moins en moins suspecte d’antifascisme… y compris sur ce terrain là. Mais quand on voit la déontologie de l’information qui est la sienne quand elle s’exerce dans des espaces aussi confusionnistes que Le Média, qui ne répugne guère à dérouler le tapis rouge à des complotistes, des relais d’extrême-droite carrément révisionnistes et des rouges bruns, jusqu’à s’en prendre aussi frontalement qu’ici aux antifas, comment ne pas en être étonné…

La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas… je ne serais jamais de ceux qui hurlent aux « merdias« , alors que c’est justement l’un de nos derniers vecteurs de démocratie et de recherche de la vérité, quand le journalisme respecte (ce qui est hélas de moins en moins le cas) un minimum de déontologie et de respect du travail bien fait.

Ceux qui désignent la presse comme l’ennemi à abattre, ce qui devient une bien triste mode, symptomatique de l’état de notre société, se désignent d’eux-mêmes comme des ennemis de la démocratie. Et donc des antifas, ce devrait, je pense…

Post-scriptum : je découvre que la petite fasciste a dû, tout comme sa tante récemment, et pour les mêmes raisons, rétro-pédaler… Hé hé…. Joie.