#Immigration : Le Pen en rêvait, Macron le fait

Voilà donc la suite logique, grandement prévisible, de la présence d’un représentant de LREM dans un raout d’extrême-droite (j’ai nommé Aurélien Taché) : Macron qui annonce le durcissement des positions gouvernementales et des mesures liées à l’immigration. Comme si elles n’étaient pas déjà suffisamment coercitives comme cela, et pointées par tant d’instances internationales comme attentatoires aux libertés fondamentales, quand ce n’est pas purement et simplement à la dignité humaine…

Mais voilà, Macron n’a rien d’un humaniste et de nos valeurs et convictions, il s’en contrefiche. Tout ce qui l’intéresse visiblement, c’est d’emporter les prochaines échéances électorales, et cela à n’importe quel prix. Il menace notamment de s’en prendre à l’AME, l’un des marqueurs idéologiques de l’extrême-droite (dans laquelle est tellement soluble à présent une grande partie de la droite également).

Les nazillons de Génération Identitaire ont donc beau jeu de railler l’hypocrisie de ce gouvernement, et d’un ancien ministre de l’Intérieur, sur le sujet :

Aux dernières nouvelles, il compte s’en prendre non seulement à l’AME, mais aux demandes d’asile. Autrement dit, courir tout nu sur les plates-bandes du RN, qui se trouve ravi de cette surenchère et n’en espérait pas tant. C’était bien la peine d’avoir joué à l’antifasciste (d’opérette) en se positionnant comme un rempart contre le RN à la présidentielle… Si c’était pour ainsi lui emboîter le pas. Même un média aussi peu suspect de gauchisme que CNews résume fort bien la situation, en un sens qui converge avec mon propre point de vue ici :

Et qu’on n’aille pas me parler de populisme et/ou de rejoindre les volontés populaires, comme le font tant d’éditorialistes en manque de pensée profonde, à propos de la pensée de bazar de Macron, qui n’en a cure, n’ayant jamais été du côté du peuple, qu’il a toujours accablé de son plus profond mépris. Mon peuple à moi est bien plus intelligent que cela… et n’est pas dupe de ce genre de manigances, motivées par une simple préoccupation de stratégie électorale éventée…

Pour le président, l’une des priorités est de renouer avec les classes populaires après la crise des « gilets jaunes » qui a ébranlé le pouvoir. Il a demandé à son camp de « savoir si nous voulons être un parti bourgeois ou pas ». En expliquant que les bourgeois n’avaient « pas de problème » avec l’immigration car « ils ne la croisent pas » alors que « les classes populaires vivent avec ». 

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Moi, je vis avec. Et je m’en sens plus riche, ne vous en déplaise, les bourgeois de LREM et autres, déconnectés de nos réalités sociales. Et du peuple, j’en suis tout autant que vous, si ce n’est davantage. Et je vous zute. Arrêtez donc d’instrumentaliser une volonté populaire fantasmée qui ne ressemble en rien aux pensées qu’on lui prête. Prétendant cela, vous le méprisez encore, incapables de mesurer sa nécessaire complexité, sur ses attentes comme sur ses besoins.

Et le peuple dont je suis n’a sûrement pas besoin de cette haine xénophobe là, à laquelle s’empresse de répondre si docilement, stimulé par l’extrême-droite, le camp des riches de ce Macron pauvrophobe.