« Thérapies de conversion  » : la fRance encore et toujours derrière Malte, à la merci de sa #fachosphère ? #LGBTQ #RN #LR

Mais qui sont ces monstres pré-historiques qui veulent forcer des homosexuels à devenir hétéros ? Voilà qui m’apparait d’une violence inouïe, proche des châtiments et des tortures du moyen-âge… et/ou d’une absence d’empathie totale. Après avoir vu cette information passer sur mon écran, je suis donc allé y voir de plus près… M’efforçant de suivre un quelconque itinéraire d’un internaute lambda, sans grande connaissance de ce sujet précis…

L’affaire qu’évoque Quotidien ne date pas d’hier, mais du 1er mars 2018 précisément, date à laquelle le parlement européen avait à se prononcer sur le sujet. Aussitôt, une infographie circulait pour dénoncer – à juste titre – les misérables qui se sont commis dans pareille aberration éthique, relevant à mon sens de l’homophobie, qui parlait de 34 opposants français, situés majoritairement eux aussi dans les mêmes camps politiques (LR et FN, pour ne pas les nommer…. Comme je suis très étonné … 😉

Toutefois, l’honnêteté commande de préciser que cela résultait de la non prise en compte des modalités de vote si particulières de ce parlement européen, où il est possible de se raviser ensuite. Une erreur qu’avait pointée alors Le Monde, repêchant les dit.e.s victimes du vote stakhanoviste de ladite assemblée…

Ce vote n’ayant qu’un effet purement incitatif, il appartient depuis à chaque état de légiférer sur le sujet. Le site Komitid a donc fait le job en se livrant à un tour d’horizon des législations nationales pratiquées en Europe.

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Bien sûr, je suis allé voir aussitôt ce qu’il en était de la France. Tel n’est pas le cas. Ces traitements que je juge personnellement inhumains et dégradants que sont les thérapies LGBTQ phobes ne sont pas interdits., j’apprends qu’elles seraient plus « officieuses » qu’aux Etats-Unis, où certains États ont dû légiférer pour les interdire, mais que rien dans la loi française n’empêche pourtant ces « thérapies ». Pourtant, elles existent bel et bien.

A cela, Libération prétend que « le droit français, contrairement à celui d’autres pays, [serait] déjà suffisamment protecteur« . (une affirmation appuyée par la réponse à cette question posée alors au Sénat).

Aussi, je suis allé voir sur le site qui constitue, pour les amateurs comme moi, un réflexe spontané en matière d’information sur les textes juridiques…

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Quel dédale… Tout un tas de lois et de décrets, de mesures dont j’ignore la réelle portée opérationnelle, et qui concernent toutes les discriminations sans distinction… Et quand elles concernent les LGBTQ, je n’y vois rien de spécifique au sujet ici traité…. Pas le temps…

Mais au fait, pourquoi ce sujet revient-il sur le devant de la scène médiatique et journalistique ? Le lien vers 20 mns déjà produit nous en donne l’explication :

Depuis plus d’un an, Laurence Vanceunebrock-Mialon, (1) députée La République En Marche (LREM) de l’Allier, prépare une proposition de loi visant à mettre fin à ces pratiques qu’elle juge « indignes ».

Tiens, elle aussi ? Intéressant. Suivons ce fil… Déjà, une définition utile :

Le chercheur convoqué par Libé (Jimmy Charruau, Docteur en droit Public, Université d’Angers) dit quant à lui que…

Mais alors, que prévoit le projet de cette personne, Laurence Vanceunebrock-Mialon, (dont, au passage, l’affiliation politique me défrise fortement derrière les oreilles, compte-tenu de leurs positions sur d’autres sujets, mais si c’est pour la cause…)…

Ce à quoi Jimmy Charruau sur Libé répond :

Sa conclusion :

Je l’écrivais d’emblée, le sujet ne date pas d’hier, ni d’avant hier. Ni en matière législative nationale ou internationale, ni d’après d’autres points de vue… Il y a deux ans, un projet de loi n’était déjà pas à l’ordre du jour non plus… selon le même Libération. Qui pourtant produisait ces documents particulièrement choquants (j’en ai vus d’autres ailleurs, sur des revues confessionnelles d’extrême-droite)

… Peut-on ignorer encore longtemps les méfaits indéniables de ce genre de procédés, de propos et de positionnements idéologiques dégueulasses, desquels on devrait mettre à l’abri en effet les personnes les plus vulnérables, mais aussi tous les concerné.e.s ainsi agressés moralement, jusqu’à nourrir les violences homophobes ? Je m’étais d’ailleurs publiquement élevé contre les propos mêmes du pape en lien direct avec ce sujet… avec l’habituelle délicatesse qui me caractérise 😉 :

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Si même le pape s’y met aussi, on n’a pas le cul sorti des ronces….

Je vais donc attendre en l’espèce que la loi soit ou non actée dans ce pays (sur lequel sa parole compte pour du beurre en vertu d’un principe qui m’est cher), et d’en connaitre le contenu, et les réactions des un.e.s et des autres, avant d’y revenir…

En attendant, comme dab, je tenais à graver ici le nom de ces infâmes rétrogrades homophobes qui se sont opposés, le 1er mars 2018, au Parlement Européen, à ce qu’on interdise ces thérapies de conversion, alors qu’elles sont indéniablement d’une violence physique et/ou psychologique et morale qui est proprement insupportable à l’antifasciste comme à l’anti-autoritaire, libertaire, et anti-sexiste (donc luttant contre les LGBTQphobies) que je suis…

Et encore, qu’ils/elles ne se plaignent pas, je suis beaucoup plus indulgent que dans l’émission Quotidien, où les abstentions ont été comptées également parmi les 29 personnalités au vote problématique sur le sujet. Il est d’ailleurs intéressant de savoir pourquoi…

… surtout quand il s’agit de Morano… et de ses propos ignobles…. (dont il convient donc de garder la trace ici) :

On notera pour terminer qu’une fois de plus, sur ce terrain là comme sur d’autres (ainsi, les droits des femmes), le parti le plus rétrograde, sexiste et homophobe de ce pays est…. Bingo.

(1) une personne dont il n’est pas inutile de se pencher un peu sur sa page wiki, tant son parcours n’est pas anodin… Passée son appartenance professionnelle antérieure à la Police, j’ai eu ainsi le plaisir d’apprendre, ce qui a un certain rapport avec le sujet, qu’elle avait menacé de quitter LREM si Agnès Thill n’en était pas exclue en raison de ses propos violemment homophobes, comme les qualifie elle-même Marlène Schiappa ici, ce qui a été le cas fin juin.