Sur la chemise blanche de #Moix, des traces d’ #antisémitisme bien tenaces…

Dans cet article d’il y a quelques années, au titre qui se voit éclairé aujourd’hui par une lumière nouvelle si l’on en croit certains déballages familiaux qui nous apportent leur part d’horreur intime dont on se serait volontiers passé, je reprochais à Moix son essentialisation des jeunes musulmans :

« La crise de l’adolescence mal digérée plus l’islam invente quelque chose de nouveau avec un antisémitisme qui n’avait jamais existé auparavant, ce que j’appelle l’antisémitisme approximatif. De l’antisémitisme inculte.« 

Le fait est qu’on sait à présent, grâce à cet article en particulier qu’il représente ) la perfection quant à lui (1) un antisémitisme qui se veut cultivé, mais n’en est pas moins particulièrement grossier et insupportable. Si tant est qu’on puisse même parler de culture à propos de ce qui n’est qu’une haine, un rejet, un refoulement, une discrimination raciste, une peur irrationnelle qui se réfugie souvent dans des croyances complotistes… et le besoin irrépressible de salir l’Autre à tout prix, comme le démontrent si clairement ces extraits, en dessin comme en textes… :

D’autres personnalités sont également prises à partie en raison de leur origine et/ou de leur religion :

Marek Halter, « vieux père Noël rabbique et zobsédé », André Glucksmann « avec ses deux wagons de Juifs sous les yeux », ou encore Anne Sinclair, prise à partie en des termes orduriers… 

Les numéros qui suivent, de ce torchon entaché de dégueulis haineux, n’échappent pas à la règle, ni au registre choisi, outrancièrement antisémite, signé par un certain  » « Auschwitz-Man », qui n’est autre que Yann Moix. Lequel n’a même pas l’honnêteté de l’avouer, bien qu’ayant été confondu par son écriture, comme par ses dessins… Et qui s’en trouve réduit, à présent, ajoutant de la médiocrité à la médiocrité, à accuser son frère d’avoir fourgué lesdits exemplaires du journal tant honni aux médias…

On apprend également dans l’article que Nabe et Blanrue, deux autres antisémites, étaient dans la confidence. De quoi ne pas être très surpris, vu leur proximité idéologique et médiatique.

Bien renseigné, l’écrivain Marc-Édouard Nabe, dans un paragraphe de son livre auto-publié en 2017, Les Porcs 1, fait une brève allusion à l’existence d’Ushoahia, tout comme l’auteur controversé Paul-Éric Blanrue l’évoque d’une ligne dans son ouvrage Sécession paru en 2018. 

Moix tente bien ensuite de se justifier, criant au contexte (le contexte !) dans la suite de l’article de l’Express, mais quant à moi, de cette lecture insupportable, j’ai décroché… L’esprit déjà bien trop empli de tant et trop de répugnance. D’autant plus que je n’ai pas attendu cette histoire pour me faire une petite idée des contours et sinuosités potentiellement racistes de ce si petit personnage aux qualités littéraires si incertaines, mais qui participe si activement à l’industrie si florissante des petits producteurs de haine, dont les Ardisson et les Ruquier sont d’indéniables promoteurs...

je nourrissais déjà en effet des soupçons à l’endroit de cet (ancien, vraiment ?) antisémite là depuis ce billet à l’occasion duquel j’avais relaté qu’il s’était retrouvé, contre son gré selon lui (décidément…), dans une pétition aux côtés de négationnistes et néonazis notoires dans une pétition pour l’abrogation de la loi Gayssot et la libération de Vincent Reynouard.

je ne l’évoque donc là, cet antisémite soi-disant repenti, que pour garder uniquement en un même lieu numérique la trace de ses actes et propos, ne faisant qu’archiver les pièces à conviction d’un dossier déjà bien lourd.

Next.

(1) représen… tait ? Vraiment ? Peut-on changer à ce point ? Quelle part de sincérité et d’honnêteté y a t-il encore dans cet individu ? Je laisse à d’autres plus perspicaces et mieux informés le soin de répondre.