A propos d’ #islamophobie (avec du #LFI dedans…) #Laïcité

Petite précision utile pour commencer : je suis athée, c’est à dire que je me fous complètement de toutes les religions – TOUTES – et que je considère que ce ne sont là que des légendes plus ou moins aimables, crues et même – ce qui est pour moi assez incroyable – soutenues dans leurs actes quotidiens, sur notre sol, par des adultes qui se disent pourtant « responsables », ce qui m’a toujours fait quelque peu sourire. Le simple fait de croire en telle ou telle religion est d’emblée pour moi le signe d’une irrationalité indiscutable. Comment s’opposer à ce qui ne relève pas de la réalité, et du domaine du rationnel, mais du purement subjectif, quand bien même certains éléments desdites légendes comportent quelques éléments historiques étayés, ce qui reste encore à démontrer, mais ne suffit néanmoins pas à les accréditer totalement, comme le font certain.e.s, sans trop de discernement ?! J’ai donc choisi, après une période d’anti-cléricalisme forcené, dans ma vie de jeune adulte, où je m’attaquais beaucoup plus directement aux porteurs de religions, de laisser chacun.e croire ce qu’il veut, du moment qu’il ne m’emmerde pas avec ses histoires à dormir debout, dont le moindre des épisodes les plus représentatifs remplirait d’étonnement, à juste titre, un enfant de 5 ans.

Ce préalable là posé, bien frontal comme je les aime, qui me permettra de rejeter dans les limbes de l’ éternellement grotesque l’accusation facile et pour tout dire si pathétique d’islamo-gauchisme, qui ne résiste pas une seconde à une analyse critique de premier niveau, venons en maintenant à l’élément central de ce billet d’humeur ( mais pas que : le fruit d’une longue réflexion, aussi).

Certains sournois et ambigus et/ou autres prétendus défenseurs de la laïcité (1) se cachent derrière leur petit doigt en prétendant haut et fort que l’on a, après tout, tout à fait le droit de critiquer les religions, dont l’islam. Et par conséquent, ne comprennent pas pourquoi l’on aurait pas le droit d’être islamophobe puisqu’il ne s’agirait que de critiquer ladite religion, en bien des points extrêmement perfectible à leurs yeux. Ben tiens. C’est un peu court de café, comme on dit…

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(petite précision : propos tenus dans le cadre des villages associatifs et militants version 2019 de la France Insoumise).

Si l’on me demande ce que j’en pense, à brûle-pourpoint, je répondrais comme je viens de le faire précisément : « la même chose que de ceci » :

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(… Une constante chez cet individu, dont j’ai déjà évoqué ce pendant détestable, sur ce sujet précis, ici. )

Mais certains esprits habitués à la contradiction me répondront que ce n’est pas la même chose, l’islamophobie étant une répugnance, un rejet vis à vis de l’islam, une religion, qu’on est en droit de critiquer tout à fait légitimement comme toute autre, et non envers les musulmans eux-mêmes…. En outre, il convient de ne point amalgamer islam et islamisme, qui serait dans l’esprit de ceux qui emploient imprudemment ce vocable (je n’en suis pas), une maladie de l’islam, dans sa version rigoriste. Voudraient-ils parler de ce que je qualifie d’islamisme radical à visée djihadiste armée, histoire de bien parler de la même chose ? Et, par conséquent, la peur et les traumatismes consécutifs des attentats meurtriers étant toujours derrière, en filigrane, de ces mêmes tueurs de masse qui se servent de l’islam comme prétexte pour assoir leurs haines sociétales, ce qu’on peut trouver chez de toutes autres terroristes, qui prétendent leur répondre dans des actes tout aussi furieusement symétriques ?

(je ne suis pas certain que les auteurs des propos répréhensibles à mes yeux et ciblés par ce blog sous le tag #Islamophobie soient tout à fait animés par ce genre de considérations intellectuelles et qu’ils aient à l’esprit ce genre de nuances contrariant sérieusement les habituels amalgames qui servent à plaisir leur idéologie destructrice et hautement toxique, mais bon, admettons, pour les besoins de la démonstration…).

Le parallèle exact à propos de l’univers juif de l’islamophobie serait donc l’anti-judaïsme, et non l’antisémitisme, qui est une haine raciste au sens strict du terme envers les individus d’origine sémitique… qui pourraient après tout, si l’on ne fait pas dans l’amalgame systémique, fondement même du racisme, adopter une religion tout à fait autre d’ailleurs que le judaïsme, pour ne surtout pas faire simple.

Mais comme il n’y a pas encore de mot faisant l’objet d’un consensus collectif (et rien que cette absence me dit à quel point notre société n’est pas collectivement prête à lutter contre les discriminations), on emploie donc par défaut le terme d’islamophobie, là où il faudrait peut-être en effet si l’on était plus précis, parler de musulmanophobie, et encore… Il est fort probable qu’il y aurait encore des gens pour regretter qu’on ne puisse pas critiquer la musulmanie…

Personne ne devrait plus être dupe de cette querelle sémantique là, et de qui l’alimente à dessein, pour qu’elle lui profite idéologiquement, et, accessoirement, électoralement… Car qui vit – et bien plus confortablement que moi encore, ce qui n’est pas très difficile – sur les peurs et les haines du commun des mortels ?

Voilà. Vous y êtes… Arrêtons là l’hypocrisie ambiante de tous ces gens – et comme ils sont un peu trop nombreux – qui se cachent derrière des mots pour ne pas assumer leurs peurs, leurs haines, et leurs rejets, conscientisés ou non.

Et si le mouvement de Mélenchon entend atteindre cette rive là, par pure préoccupation électoraliste, comme je l’ai maintes fois dénoncé ici, en vertu d’une ligne idéologique confusionniste et complotiste douteuse, à l’exclusion de toute autre, qu’il l’assume publiquement.

Mais n’est-il pas déjà en train de le faire déjà, et de plus en plus clairement qui plus est, lorsque nombre de ses membres les plus représentatifs n’ont plus crainte de s’afficher dans des journaux, ou sur des plateaux de webTV ou de TV acquises aux idées d’extrême-droite, auprès de personnalités plus que problématiques ?

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Faisant cela, il se désigne de lui-même comme la cible de l’antifascisme qui est le mien.

Le nôtre ?

A vous de choisir votre camp, en ces temps troubles…

(1) Une défense de la laïcité à géométrie un peu trop invariable instrumentalisée par des gens qui s’en servent un peu trop systématiquement – pour ceux que j’ai ici dans le viseur, sur ce blog – pour défendre leurs idéologies douteuses, qui s’en prennent toujours aux mêmes : les musulmans, pas les catholiques, ou les bouddhistes, ou les protestants, ni les témoins de Jéhovah… Non. Chaque fois que vous entendez parler d’entorse à la laïcité, c’est encore et toujours pour stigmatiser les mêmes.Est-ce là l’esprit de la loi de 1905, quand bien on nous répond qu’en cette époque là, l’islam n’était pas aussi présent ? Je ne crois vraiment pas, lectures à l’appui. CQFD.