#G7 Biarritz : justice d’exception, justice exceptée…

Les exemples commencent à s’accumuler dangereusement, qui démontrent comment l’on est en train d’assister à une véritable chasse aux sorcières dans ce pays, et qu’en vertu de lois d’exception devenues tristement monnaie courante en macronie, au plus grand mépris des libertés fondamentales, on chasse de l’opposant (même potentiel) à tout va. Et qu’importe la méthode pourvu qu’on ait l’ivresse du sentiment d’impunité totale procurée par l’argument d’autorité suprême de l’intérêt supérieur de la fRance, cette rengaine nationaliste prétexte à toutes les exactions et à toutes les infamies, que je conchie….

Il importera en effet de savoir que les autorités franchouillardes – quoi qu’en disent ses chiens de garde assermentés, ces si peu journalistes – sont un peu paniquées. Et pas seulement par les risques d’attentats terroristes, qui justifient tout et n’importe quoi… mais également et surtout le rejet pur et simple de la possibilité pourtant démocratique d’une contre-mobilisation un peu trop visible,  comme ce fut le cas historiquement à Gênes. Aussi, ce gouvernement si peu soucieux de libertés publiques arrête et expulse à tout va. La machine s’est déjà mise en branle et j’en veux pour exemple cette « anecdote » qui me touche directement puisque j’étais présent à Bure, et que nous avions pourtant pris soin d’indiquer à notre arrivée sur un panneau les points de contrôle de la police, grouillant aux alentours dans les villages, même petits,  à l’occasion du festival « les Bure’lesques« .  Notre vigilance collective et notre solidarité militante n’a  visiblement pas empêché un pigiste de Radio Dreyeckland à Fribourg d’être expulsé du pays selon une procédure d’urgence.

 

Voilà ce qu’il raconte :

« Muni de menottes et de bracelets aux chevilles, j’ai été conduit à Kehl avec une lumière bleue à 160 kilomètres à l’heure et j’ y ai été déposé. » Pourtant, la police allemande ne le voulait pas…  (source) Tout est dit. La suite de l’article (en allemand) nous précise que les renseignements généraux des pays européens sont détenteurs de listes noires non officielles qui incluent les noms de tous ceux repérés comme participant.e.s aux événements alter-mondialistes et contestataires. Big Brother était donc un petit joueur, en regard de tous les moyens et techniques déployées par nos dirigeants pour nous fliquer chaque jour un peu plus, et de plus près… (en ce sens, certaines infos sont caractéristiques de ce qu’il est possible de faire par des sociétés peu soucieuses d’éthique…).

Là où je voulais en venir, l’essentiel de ce message publié ici, c’est qu’en vertu de ce que je sais, j’aurais pu tout aussi bien commencer ce billet d’humeur (mais pas que) par un ironique  « quel point commun y a-t-il entre Vincenzo Vecchi, Antonin Bernanos et Luc ? » si j’en avais eu le courage. Mais je n’ai plus envie de rire.  Le concept douteux d’arrestation préventive, qui contrevient à toute justice réelle et à toute convention internationale en matière de droits humains, est en train de se banaliser chaque jour un peu plus sous nos yeux ébahis, et impuissants, malgré son évidente faiblesse, imbécile et discutable, tant moralement qu’idéologiquement et judiciairement parlant. Mais de cela, la macronie s’en fout comme de sa première collecte d ‘argent sale