#GiletsNoirs et #violencespoliceres au Panthéon de notre mémoire collective… (en négatif)

D_dOZ9WXsAARHcc.jpgCette photo mérite vraiment de demeurer gravée dans la mémoire de nos luttes, tant antiracistes qu’antifascistes, ou simplement sociales. Voir un lieu aussi symbolique que le Panthéon (« là où nombre de figures qui y reposent, de Victor Hugo à Aimé Césaire, auraient soutenu notre combat d’aujourd’hui » ), occupé par des centaines de sans-papiers, voilà qui fera date, assurément. Pas seulement pour la beauté de cette photo, hélas, mais également pour la violence de la charge policière dont n’a pas franchement à s’enorgueillir notre soi-disant république… qui méprise si visiblement ceux qui ne sont rien :

Deux heures plus tard, les CRS chargeront, frapperont à l’aveugle avec une violence rare sur des gens totalement pacifiques. Une quarantaine de sans-papiers sont alors menottés, embarqués au commissariat. D’autres contrôlés. Une jeune femme en état de choc s’approche. Elle ne peut plus arrêter de pleurer, de trembler. Les CRS viennent de lui foncer dessus.

« Nous, on est des moins que rien. Pourtant, les Européens qui viennent dans mon pays vivent dans de belles maisons, on les appelle les “expats”… Écris ça, hein ! »

Pour sûr, tiens,  que je vais le partager… je ne vais pas m’en priver !

Selon que tu seras puissant ou misérable…

Ici, ils/elles travaillent pour certain.e.s depuis des années, victimes d’une économie française hypocrite, d’un cynisme abyssal, pour des patrons voyous, sur des boulots de merde, dans la peur et La nuit, dehors, porte de la Chapelle. La queue devant la préfecture. Les contrôles au faciès. La peur. Boubou sait qu’il peut être embarqué par la police. Mais il n’a plus peur. En Mauritanie, il a été torturé, emprisonné pour avoir simplement manifesté. Ici, il survit.

Toute ma solidarité avec ces « sans papiers »… mais plus sans voix, grâce au collectif qui les soutient. Bravo, et merci.