Le macronisme est le commencement d’un fascisme, suite mais pas fin.

«Un policier renvoyé aux assises, mais comment des juges ont-ils pu prendre une telle décision ?» (Unité SGP-Police)

«Attention, nous n’accepterons pas que nos collègues servent de boucs émissaires pour satisfaire une idéologie antiflics» (Alliance police nationale, un syndicat extrêmement droitier…. voir ici).

«Si nos collègues venaient à être injustement condamnés, nous saurons ce qu’il nous reste à faire… et notre colère, personne ne pourra la contenir» (Alliance Police également).

Voilà ce que l’on peut lire tranquillement dans cet article de Libé.

Ces syndicats réagissaient  « à l’interview accordée par le procureur de Paris, Rémy Heitz, au Parisien le 31 mai. Que disait le magistrat ? Rien de tonitruant, à part que pour la police aussi, la justice passera. «Je veux être très clair : il n’y a aucune volonté de ma part d’éluder les violences [commises par les forces de l’ordre, ndlr] ou de les minimiser. […] Toutes les procédures vont être analysées avec beaucoup d’attention. Il y aura des classements sans suite. Il y aura aussi des renvois de policiers devant le tribunal correctionnel d’ici à la fin de l’année.» D’où cette question : les syndicats de police sont-ils contre l’Etat de droit que leur profession est pourtant censée garantir ?

L’article de Libé est bien décevant quant à la réponse un peu légère qui est donnée à cette question. Elle est pourtant en effet d’une actualité préoccupante en matière de respect des droits humains, comme chacun.e a pu le constater comme jamais depuis fort longtemps, à la faveur du mouvement des gilets jaunes, pendant lequel d’ innombrables (ou plutôt si. un essai, ici) violences policières qui l’ont émaillé. Dont la cheffe de l’IGPN elle-même se permet de dénier la réalité, preuve d’une surprenante conception de son indépendance pourtant si fièrement revendiquée… qui ne saurait résister à l’emprise du réel : combien de policiers ont-ils été réellement condamnés et emprisonnés pour leurs exactions pourtant parfois clairement délictueuses, sans la moindre ambiguïté, et leurs violences gratuites inacceptables ?

Quand au fond de l’affaire, que des syndicats policiers d’extrême-droite se permettent dans leur toute puissance (on dit merci qui ?) d’intimider – si ce n’est de menacer – les politiques et les juges, nous ne sommes plus en démocratie. Et notre devoir devient alors de nous protéger en nous organisant concrètement contre leurs violences illégitimes. Et quand on sait quelles sont leurs idées politiques (spoiler : acab), il y a visiblement conflit d’intérêt…

Vive l’auto-défense populaire !