Quand les villes #RN jettent l’argent du contribuable par les fenêtres … des tribunaux

A côté du racisme, de la xénophobie et du discours anti-immigration qui font sa spécialité, il en est une autre moins connue du grand public, non initié aux coutumes des Onéchénous : l’intimidation judiciaire systématique. Comment faire taire ses opposants, surtout lorsqu’ils ne sont pas très fortunés ? Très simple : les traîner abusivement en justice. Un article du Point, bien que je ne porte pas vraiment dans mon cœur ce torchon  aux Unes racistes racoleuses, vient nous illustrer aujourd’hui utilement le sujet. Pour une fois qu’ils font dans le sensationnel pour de bonnes raisons… On y apprend ainsi qu’à Béziers, les frais de justice s’élèvent à la modique somme de…. 878 787 euros.

En tête, la bataille de Robert Ménard contre le journal Midi libre : 55 206 euros ; ses procédures contre la Ligue des droits de l’homme : 45 190 euros, dont 21 820 euros pour la défense de sa crèche de Noël ; ou encore ses litiges avec des associations antiracistes : 28 214 euros.

Fréjus se placerait juste derrière Béziers avec plus de 700 000 euros de frais d’avocats depuis 2014.

À Hénin-Beaumont, on aurait dépensé « au moins 30 000 euros » en honoraires d’avocats depuis 2014 dans divers contentieux face à plusieurs opposants et à La Voix du Nord. Si l’on en croit les comptes de la ville, 608 928 euros auraient été déboursés en « frais d’actes et de contentieux » entre 2015 et 2018.

A Beaucaire, la note pourrait dépasser 360 000 euros sur la période 2014-2018. C’est en tout cas l’estimation qu’on obtient en additionnant les « honoraires » déclarés par la ville.

à Hayange. Le maire RN, Fabien Engelmann, « use et abuse de tous les recours pour attaquer les gens qu’il considère comme des ennemis », dénonce Gilles Wodebo, membre du collectif Hayange au cœur. Selon Jean-Marc Marichy, élu d’opposition et ancien adjoint aux finances, la facture pourrait s’élever à « 270 000 euros », dont environ « 110 000 euros » pour les contentieux de la ville contre quatre anciens élus de la majorité, plusieurs opposants et le Secours populaire.

À Cogolin,   « vingt-cinq contentieux » pour des frais qui pourraient osciller « entre 80 000 et 100 000 euros »,

Facteur aggravant, les édiles ont parfois fait appel à de grands ténors du barreau parisien aux services très onéreux. Robert Ménard reconnaît avoir payé « 18 300 euros » au très médiatique Me Gilles-William Goldnadel. Et cela uniquement pour le dépôt d’une plainte dans une affaire de publication Facebook qui a finalement été abandonnée.