Soutenons #Rouvikonas contre la guerre faite aux pauvres, en Grèce !

Quand j’ai vu « l’Amour et la Révolution » de Yannis Youlountas, je me souviens à quel point je fus regonflé à bloc par l’action du groupe Rouvikonas, et tout ce qui se pratiquait à  Exárcheia d’enthousiasmant. Enfin un groupe d’action et de combat, conformément à mes vœux,  contre les injustices sociales et les oppressions financières capitalistes prédatrices. Joie ce me fut. Pour mieux comprendre l’émotion qui fut et demeure la mienne, on peut avoir une idée plus précise de l’action de Rouvikonas, mais aussi de la philosophie qui la sous tend, dans cette vidéo, grâce à ces extraits du film de YY :

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Mais aujourd’hui, l’heure est à la mobilisation internationale. Giorgos Kalaïtzidis,  l’  » increvable anarchiste » comme le surnomme YY dans son article, que l’on voit dans cette vidéo, risque la prison, et probablement pour longtemps.

L’escroquerie soi-disant gauchiste que fut Tsipras, pour lequel ont vibré tant de nos aficionados mélenchonistes naguère, devenue depuis une marionnette des marchés soi-disant libres et non faussés (sauf au profit des rapaces qui sont en train de dépecer la Grèce) ne supporte plus la moindre opposition. Ses commanditaires, les financiers et les industriels, ces capitalistes prédateurs carnassiers dont Rouvikonas contrarie l’enrichissement éhonté, lui réclament des comptes, et demandent au pouvoir d’embastiller ce moderne Robin des bois là. Et Tsipras s’exécute, en marionnette servile…

L’emprisonnement effectif de Giorgos et Nikos est prévu pour les jours qui vont suivre le 14 juin, c’est-à-dire trois semaines avant les élections législatives : du pain béni pour Tsipras.

Explications par YY :

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Une fois de plus, un médiocre petit calcul électoral pour satisfaire de médiocres petites affaires de pouvoir. Bref. Pour les pusillanimes, qui crieraient au loup et qu’il n’y aurait pas de fumée sans feu, les détails de l’histoire, qui leur démontreront factuellement qu’il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat ni rien de si condamnable qui nécessite à ce point la prison. Autrement dit, de futurs prisonniers politiques. Explications :

Dans le détail, Giorgos a été formellement identifié à la suite de l’attaque du parlement le 21 mai dernier (quelques bouteilles de peinture sur la façade de ce bâtiment qui n’a rien d’extraordinaire). Il s’agissait d’une action, parmi d’autres, en solidarité avec Koufontinas, alors en grève de la faim. Sur place, un autre membre de ROUVIKONAS prénommé Nikos, a été arrêté. Tous deux sont poursuivis non pour un délit, mais cette fois pour un crime. En exhumant une vieille loi sur la protection des monuments historiques de grande valeur – loi quasiment jamais utilisée et qui était plus destinée à l’Acropole ou à Delphes – le pouvoir a trouvé le moyen de piéger nos camarades qui faisaient jusqu’ici toujours attention à ne pas franchir cette frontière juridique en matière de qualification. Résultat : Giorgos et Nikos risquent 10 ans de prison fermes et se voient demander un dépôt de garantie gigantesque de 30 000 euros chacun (60 000 euros en tout) à régler avant le 14 juin.

Et c’est là où nous pouvons entrer en jeu, très concrètement, ami.e.s lecteurs/trices, par solidarité avec notre camarade, pour celleux qui peuvent… La suite vous appartient :

Pour participer, c’est ICI.

(moi, c’est fait.