#quenelle et #antisémitisme : stop à l’instrumentalisation du mal

Autant je ne supporte pas l’antisémitisme, où qu’il se situe, ainsi que toutes les formes de racisme et de discriminations, autant le fait d’instrumentaliser cette grave accusation pour contribuer à souffler sur les braises d’un feu bien sombre ¹, voilà qui me déplait au plus haut point.

Or, il semble que certains militants nationalistes pro-israéliens, aussi cramés que celui qui se fait appeler Ulcan sur les zinternets,  ont visiblement tout intérêt à agiter ce drapeau taché de brun là pour rallier des gens à leur cause discutable, et faire venir encore et encore d’avantage de juifs dans leur pays, en faisant croire à un antisémitisme omniprésent…  N’est-il pas suffisamment répandu comme cela ?  C’est pourtant visiblement ce que tente de faire le militant qui suit, qui prétend démoncer un racisme, pour en propager un autre, comme je vais le démontrer ci-après  : galvaniser des twittos moins vigilants que nous autres, en se servant de leur indignation, toutefois légitime, pour faire grimper les enchères à son médiocre profit idéologique discutable. (Et qu’on ne me fasse pas le coup de me suspecter de quelque complaisance que ce soit avec la quenelle ou Dieudonné et ses idées pourries…).

On ne devrait pas être dupe de ses manigances si l’on avait un tant soi peu d ‘esprit critique et de méfiance, aussi et surtout lorsque cela suscite de l’indignation, et qu’elle apparait si légitime, je le répète exprès. Mais quand on fait une recherche via google images, on se rend assez vite compte que cette photo ne date pas d’hier,  mais d’au moins 2014, comme le démontrent ces captures d’écran d’un blog suédois visible ici , qui ne m’apparait pas suspect de complaisance avec l’ennemi J’en veux pour preuve le fait qu’il s’interroge dans cet article en ces termes :  » Et si ce geste n’est pas raciste, pourquoi alors a-t-il tendance à se dérouler dans des contextes qui ne peuvent être expliqués que par des motifs purement racistes ?  » . En effet. Le contexte, ma bonne dame, mon bon Monsieur, le contexte, toujours… CQFD.

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En outre, quand on regarde les informations du compte twitter en question, on apprend ceci :

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Le monsieur, vu son idéologie, a visiblement tout intérêt à faire croire qu’il vient de prendre cette photo dans la rue il y a peu. Mais pourquoi ce mensonge, si la cause est si noble ?

En outre, le Monsieur n’est pas tout à fait exempt de tout reproche…  Il suffit de parcourir rapidement son compte Twitter pour s’en apercevoir, probablement l’un de ces bas de plafond de la LDJ,  qui prétend lutter contre l’antisémitisme tout en propageant un autre racisme, dot il n’est pas très difficile de deviner la cible privilégiée… aux côtés d’ idées ultra-nationalistes qui les rapprochent si fortement de l’extrême droite que je combats, comme je l’ai déjà démontré ici à plusieurs reprises.

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Et pour que ne subsiste aucune ambiguïté sur mon propos ici,  l’occasion de dire que pour moi, cela ne fait aucun doute, la quenelle est sans la moindre conteste possible un geste antisémite. Il suffit de tenir compte du contexte en général et de voir à quel point elle est un peu trop systématiquement réalisée sur des lieux de mémoire de la Shoah, ou qui ont un rapport avec la culture hébraïque, ou/et Israël. Faut arrêter de prendre les gens pour des cos et vous cacher derrière votre petit bras, les bas de plafond, hein..

Pour terminer, en parodiant une devise célèbre, je dirai que  l’antisémitisme est une chose trop sérieuse pour en laisser l’accusation aux seuls juifs, ou militants sionistes, visiblement… CQFD.

¹ … et qui ne s’est jamais réellement éteint. Même s’il est en effet en train de reprendre de la vigueur un peu partout en Europe, notamment sous le coup de politiques de récession, régressives et anti-populaires, qui mènent certains esprit trop vulnérables à tenter de trouver un coupable idéal à tous leurs malheurs. Et quand on croit au complot, les juifs ne sont jamais bien loin, hélas… Associés aux banquiers et à une Europe technocratique qui s’éloigne comme jamais des intérêts populaires les plus fondamentaux, comme on l’a vu si indéniablement en Grèce.