Rubrique « c’est à vomir » : Où @ydekerdrel de @Valeurs et @SudRadio soutient #Barbarin (dans l’intérêt supérieur de l’enfant ?) #pedophilie

 

Ne manquant jamais de suivre quand je le peux l’évolution des affaires  de pédophilie (l’un des crimes les plus monstrueux à mes yeux)  dans l’Eglise, surtout française, j ‘ai été comme beaucoup je pense satisfait de l’annonce de la condamnation du cardinal Barbarin,  dont beaucoup de victimes et d’associations, comme « la Parole Libérée« , dénonçaient depuis longtemps le coupable silence…

Cette fois, enfin, la justice reconnait la lourde responsabilité du prélat, pourtant incontestable, mais couvert par tant et trop de catholiques, dont des responsables de premier plan, ce qui a fortement contribué à l’impunité si étrangement et trop longuement durable de ce crime  :

Il semblerait que le (si peu) saint homme aille remettre sa démission à celui que l’on nomme le saint père dans cette fable là. L’acceptera-t-il, comme on sait qu’il l’a si honteusement refusée auparavant ? Qu’importe. En fait, je m’en fous, même s’il m’apparait plutôt souhaitable pour les cathos qu’il le fasse effectivement, et lui propose une place qui l’empêche de continuer à se taire sur des crimes si évidents…. perpétuant ainsi leur faute (je reprends leur terminologie) collective.

Mais ce qui m’amène à m’exprimer ici, en restant fidèle à la vocation et à la ligne éditoriale de ce blog, c’est qu’il se trouve que, malgré l’évidence, et tout ce que l’on sait de cette histoire, j’ai surpris sur twitter un individu médiatique de premier plan (qui n’est pas un inconnu vu son pedigree), soutenir publiquement le prélat coupable :

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C’est vraiment touchant, cette foi et cette charité chrétienne chevillée au corps, Yves Marie Denis André Audren de Kerdrel. Comme on aimerait qu’elle s’illustre davantage à propos de valeurs un peu plus nobles que le silence de l’Eglise sur les crimes commis sur des enfants et des adolescents… Et comme on respecterait davantage cette religion si elle s’ incarnait un tantinet davantage chez vous par l’amour de son prochain, ce qui ne m’est pas apparu très clairement dans un certain hebdomadaire que vous avez dirigé..

Un hebdomadaire plusieurs fois condamné pour provocation à la haine raciale et religieuse… comme pour seul exemple ici :

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… et un torchon raciste qui a profondément choqué l’antifasciste que je me revendique d’être par la couverture médiatique qu’il a pu avoir du procès Méric. Une honte absolue.  Mais cela ne nous étonnera pas quand cela vient de quelqu’un qui nous a tant habitués à une ligne de conduite, sinon éditoriale, marquée par un positionnement si extrêmement droitier, qu’on trouve décidément un peu trop souvent chez les catholiques… Mais… Pas d’amalgame, n’est-ce pas ? 😉

 

On informera simplement nos lecteurs.trices sur le fait que la fiche wiki de Valeurs Actuelles, dont il a été jusqu’en 2018 directeur de publication, nous dit que « L’hebdomadaire aux valeurs nauséabondes » (titre de l’Huma)  « suit une ligne éditoriale libérale-conservatrice, qui se radicalise en 2012 avec l’arrivée d’Yves de Kerdrel » (source) Je confirme. Rarement vu un titre de presse si souvent condamné pour ces unes racistes et xénophobes… hormis Minute, peut-être (qui n’existe plus, ou si peu…) ?

Je découvre qu’il  (de Kerdrel) officie également sur Sud radio. (Et dire que moi, je galère pour trouver un job digne, qui me permette de vivre simplement décemment…).  Mais comme je ne suis pas étonné : le même fond de commerce les lie : celui de la haine raciste. Une industrie florissante, aujourd’hui… Ils propagent le même registre de fake news, de propos anti-migrants et xénophobes, et de complotisme, le même anti-gauchisme primaire, avec aussi peu de préoccupations déontologiques. Jusqu’à mettre en danger, pour Valeurs Actuelles,   la vie même d’au moins un informateur dans une affaire de terrorisme, à la manière d’un Jean Poney...  Rien ne les arrête pour satisfaire leur idéologie raciste. Et les intérêts sonnants et trébuchants de leur petite entreprise aux murs repeints en brun.

Et dire que ces gens là se sont prévalu, sur un autre registre, des intérêts supérieurs de l’enfant… Que la honte les étouffe, au jour de leur jugement dernier auquel je ne crois pas, étant fort heureusement athée, quant à moi, ce que je n’ai pas toujours été… Je sais de quoi je parle, pour avoir été confronté aussi dans ma jeunesse à cet univers catholique de l’intérieur… Et je sais fort bien ce qui caractérise en général ce milieu là (il y a des exceptions, bien sûr… Gardons nous du danger de l’essentialisation propre au racisme) : le non-dit et l’hypocrisie. Christianophobie (encore un mot inventé par l’extrême-droite, un marqueur…) chez moi ? NON. Pas plus que d’islamophobie ou d’antisémitisme. Bien qu’athée, je tolère toutes les religions bien qu’elles soient à mes yeux de simples légendes dont les effets m’apparaissent si éminemment toxiques dans les actes…  et si peu respectueuses pour la plupart des droits des femmes, notamment, comme l’est indéniablement l’église catholique. Qui persiste à renier aux femmes le droit de disposer de leur corps alors que sa hiérarchie est exclusivement composée d’hommes… Cherchez l’erreur. Qui, comme les autres religions d’ailleurs,  fait de la sexualité au mieux un tabou, au pire, un terrain de chasse à courre et sa seule propriété sur lequel elle a droit de critique et de cuissage absolu… Comme l’histoire est si clairement et cruellement en train de le démontrer en ce moment… Mais chacun.e croit bien ce qu’il veut. Par contre, la liberté des un.es s’arrêtant où commencent les droits des autres, ce que je ne tolère pas, par contre, c’est la pédophilie, le sexisme, la domination masculine, le racisme, les LGBTQ phobies (belle hypocrisie, quand on sait ce que l’on sait..), la xénophobie, l’islamophobie (si présente dans les tenants de cette religion, comme autrefois l’antisémitisme, d’ailleurs… Normal : une religion concurrentielle, que voulez-vous…), le mépris et/ou la condescendance envers les pauvres, l’anti-gauchisme (très) primaire… etc etc etc. Tout ce que je combats ici, quoi. Qu’il soit présent là ou ailleurs. N’en déplaise à Monsieur de Kerdrel et à ses semblables.