l’antifascisme par le spectacle vivant : voir Méphisto à #Rennes

j’ai toujours pensé que la culture pouvait et devait avoir une grande place dans la lutte contre le fascisme, le racisme et les discriminations  que je combats ici.

Mais quand on est comme moi désargenté, l’accès à cette culture devient vite problématique. Certaines grandes villes ont fait le choix d’en rendre l’accès gratuit ou à moindre coût pour ceux qui comme moi on de faibles revenus. C’est un bon pas en ce sens. Mais elles ne sont encore que bien peu nombreuses, et quand on habite dans une petite ville, souvent, tel n’est pas le cas.

Pourtant, il est indéniable que le fait d’aller au théâtre, au cinéma ou voir des spectacles vivants procure une réelle ouverture d’esprit et une stimulation de la réflexion qui sont de nature à donner des clés pour mieux appréhender et accepter l’altérité, puisque c’est de cela,  au final,  dont il s’agit.

Le spectacle dont je viens de voir l’une des critiques m’apparait de cette nature. Quelques extraits me parlent directement de cette vision antifasciste que nous devrions tous avoir… si nous étions réellement, TOUS, soucieux de préservation de la démocratie réelle, plutôt que de nous mettre pour beaucoup trop d’entre nous la tête sous le sable pour ne pas avoir à affronter trop frontalement certains démons dans notre société pourrissante… Et à assumer notre prise de conscience, dont les effets concrets peuvent être parfois très violents, surtout sur le plan professionnel, mais aussi personnel. L’article évoque très bien tout cela, au oint qu’il soit difficile d’en désolidariser les passages…

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« Cela faisait un moment que je désirais aborder artistiquement la question du fascisme, du racisme et de la montée du nationalisme en France », raconte Jean-Pierre Baro à l’AFP. « La pensée nationaliste ne cesse de gagner du terrain en Europe, nous sommes dans un cycle identitaire, on parle de grand remplacement », poursuit l’artiste associé au TNB, qui vient de prendre la direction du théâtre des Quartiers d’Ivry.

« Qu’acceptons-nous de ne pas voir pour pouvoir mener nos affaires ? », « Quelle est la nature de ces compromis honteux que nous ne cessons de passer avec notre époque ? », questionnent tour à tour l’auteur et le metteur en scène.

La pièce pose aussi la question des raisons du basculement, rendu possible par une sorte de résignation molle et par l’absence de conscience de l’urgence à résister.

De simples scènes théâtralisées, loin du réel ? Pourtant, comme il le rappelle étrangement.. Ce blog est là pour en témoigner, des affres de cette époque, et de ses déréglements, de manière si terriblement factuelle, par tant d’exemples concrets et circonstanciés…  Ce théâtre là est forcément politique, en effet, au sens le plus noble du terme. On aimerait à en voir la pièce. Hélas, c’est ballot,  on habite trop loin, une fois encore… Peut-être une autre fois ? Peut être ici ? Peut-être « à pas trop cher » ?