#LFI, parti moisi, carbonisé

LFI chez les fachos : une stratégie voulue. Répandre la bonne parole y compris sur le front de l’extrême-droite. Allez chercher ses électeurs jusque dans la fachosphère. Mettre les mains dans le cambouis même dans les endroits médiatiques les plus incongrus pour essayer de repêcher quelques brebis « égarées »… On aura bien compris. Sauf que : cela ne fonctionne pas.

On ne discute pas avec les fachos : on les combat. Et je ne vois guère de signes encourageants dans ce mouvement là qui nous incitent à penser qu’on puisse y trouver des alliés dans notre combat antifasciste, bien au contraire. Les signes ne cessent de s’accumuler, qui abondent ici dans une certaine direction plus que nauséabonde. Car qu’ai-je pu moissonner ici, ces deux dernières années ? 

Kuzmanovic dans un colloque de nazis, chez RT ou dans Causeur.

Ruffin qui encense Chouard.

Corbière dans Valeurs actuelles.

Garrido qui ne répugne pas à fréquenter les fachos sur les plateaux de télé

Mélenchon himself interviewé par Russia Today

Leur média qui relaient complaisamment des complotistes et des confusionnistes notoires, et dont la directrice n’est même pas suffoquée par la petite ordure fasciste qu’est indéniablement  Damien Rieu. Alors pensez, des complotistes de bas étage, même indéniablement acquis à l’extrême-droite, biberonnés aux fake news de facebook, pensez donc.

… et même alors qu’on se demande jusqu’où ira ce festival de n’importe nawak,  avec tant de compromissions avec l’ennemi qui nous laissent sans voix, voilà qu’on apprend dans la foulée que Juan Branco se répand dans le torchon brun des amis de Marion Maréchal Le Pen : L’Incorrect.

Avec LFI, le pire serait-il donc toujours certain ? N’assiste-t-on pas au même rapprochement idéologique que nous avons pu constater en Italie avec le mouvement 5 étoiles et La ligue du Nord, qui voit coexister dans un même gouvernement sans répugnance ces deux mouvements soi-disant populaires là ?

Moi qui ait toujours combattu l’idée si répandue chez les libéraux, ce lieu commun de la non-pensée politique,  qu’extrême droite et extrême gauche se rejoindraient, voilà un phénomène qui me répugne au plus haut point et que je ne cesserai de dénoncer jusquà’ mon dernier souffle.

Quand on se compromet à ce point de non retour là avec l’extrême-droite, on n’est pas de gauche, point barre.