Bouvet, chef d’œuvre en péril, mort sur l’autel du « décolonialisme » ? (je suis hilare).

On sait ici l’aversion que j’ai pour les partisans si terriblement vallsistes autour de Bouvet, ces républicanistes en costumes de donneurs de leçon laïque alors qu’ils le sont si peu. je les estime éminemment toxiques et sournois.  Ielles ne cessent d’utiliser frauduleusement  leur prétendue préoccupation de laïcité que je possède pourtant tout aucun eux, mais dont je ne fais pas quant à moi un outil de guerre contre une et une seule, unique et exclusive  communauté, ce qui est leur obsession caractéristique. Ces gens ne cessent d’allumer des foyers polémiques dans le sillage de l’extrême droite, toujours à leur traîne, comme si c’était le FN/RN qui donnait le tempo de leurs lassantes chasses aux sorcières. Normal, ils sont mus tout autant qu’eux par une vision identitaire du monde, catho/blanco centrée. Ils polluent l’antiracisme de leurs obsessions, jusqu’aux organismes les plus susceptibles pourtant de s’attaquer aux discriminations… sauf quand la Licra ou SOS racisme eux-mêmes (dont je soupçonne secrètement qu’ils nourrissent en leur sein le même genre d’individus vallsocompatibles)  se commettent dans les mêmes errements que l’extrême-droite, à adopter sans répugnance des concepts ridicules et maintes fois démontés rationnellement,  comme le racisme anti-blancs.  Ou qu’ils font de l’humour sur le dos de certaines populations, trahissant ainsi leurs obsessions coupables.

Aussi, je ne pouvais manquer de tomber sur la paletot de cet escroc intellectuel qu’est Bouvet, l’un des signataires de cette tribune récente et si grotesque que j’ai épinglée ici,   ces gens pour qui indigéniste est une insulte. C’est dire assez leur niveau d’antiracisme. La dernière polémique en date que cette tribu républicaniste/vallsiste vient d’allumer, au cas où cela vous aurait miraculeusement échappé, et qui doit tellement faire plaisir à la fachosphère, c’est la soi-disant éviction de Stéphane Dorin de son labo, le groupe de recherches sociologiques sur les sociétés contemporaines (Gresco), des Universités de Limoges et de Poitiers. La raison avancée est à considérer, dans le prolongement de ce que je viens d’écrire ici, et de l’appel des 80 « intellectuels » contre le décolonialisme sur lequel je me suis déjà prononcé. L’illustre Monsieur Dorin aurait été, selon lui et lui seul  (aidé en cela par l’inénarrable putréfacteur en chef  qu’est Bouvet, qui se fend d’une tribune dans… Le Figaro), exclu pour « non-compatibilité scientifique » en raison de son manque d’affinités avec les décoloniaux.

(Purée, ça continue… !!! Encore cette meute qui colle aux basques d’Obono pour les raisons que l’ont sait... )

« Je viens d’être exclu aujourd’hui de mon labo à l’université de Limoges, le même jour où l’on apprend la nomination de l’amie de Houria Bouteldja, la députée Danièle Obono, au conseil d’UFR de science politique de Paris-I », a publié le chercheur sur Facebook, dans un message où il affirme avoir été remercié « pour non-compatibilité scientifique ».

Encore une victime de la liberté d’expression (que brandissent à l’envi comme on le sait ici ses principaux ennemis) et de la recherche libre et non faussée ? Sauf que. ya comme un défaut : c’est faux. Démonstration :

Ce communiqué du Gresco nous apprend en effet que c’est ce même Stéphane Dorin qui a demandé sa mutation en ces termes :

«C’est pourquoi le CRAL (UMR 8566 EHESS/CNRS), en tant que centre de recherche dédié aux arts et au langage, offre un nouvel environnement plus propice à mes recherches. »

Aussi, très logiquement, comme le veut la procédure universitaire, il s’agissait de se prononcer là-dessus :

 
 » Contrairement au message posté sur le compte Facebook de Stéphane Dorin du 30 novembre dernier, il n’y a strictement aucun rapport entre les faits relatés (affaire Bouteldja et tribune du Point), dont la plupart des membres du laboratoire ignoraient, l’existence, et le vote de l’assemblée générale. »

« Le vote portait sur sa demande de changement d’unité de recherche formulée dès le 24 avril 2018 par le biais d’un courrier adressé au Président de l’Université de Limoges »

On voit donc bien à la faveur de ces éléments que tout cela ne date pas d’hier, et qu’il s’agissait très opportunément pour cette clique si terriblement orientée là de satisfaire un agenda militant dans le sillage de la tribune du Point, qui n’a rien à voir avec le timing universitaire, qui a son rythme propre, à l’exclusion de toute autre considération. Mais de la vérité factuelle, ces gens là n’ont cure. C’est de sauver leur vision figée, datée et identitaire du monde, dont il s’agit. Et bien je le leur dis ici,  comme ailleurs,  en dix mots comme en cent, et sans les habituelles périphrases ni mazarinades universitaires dont ces gens là ont le secret (je connais bien ce monde là aussi)  :

Monsieur Bouvet, votre monde pue, grave.

Mais ce n’est pas très grave : il est périmé, et en voie de disparition. La raison probablement de votre entêtement dans la succession de polémiques haineuses et dans le mensonge dans lequel on vous voit pris ici, vous qui ne parvenez pas à vous acclimater, alors que vous avez encore au moment où j’écris ce billet des masques africains et une corne de zébu dans votre salon au mobilier coupable ? je demande, juste. C’est pour mes archives…. 😉

Ah oui, juste un détail : Quand on se cache derrière Le Point ou le Figaro, c’est qu’on n’est pas très franchement de gauche, hein… Et encore moins populaire. Clin d’œil. Celleux qui savent comprendront. Merci pour ce moment.

Nb. Si ces gens là pouvaient enfin  arrêter leurs innombrables polémiques stériles et ridicules, merci. ça me donne du taf en plus. Ce sont de plus les  premiers à faire pression sur les autorités universitaires pour faire supprimer tel ou tel colloque qui leur déplait fortement, comme ici. Alors, hein… Basta.