Onfray s’enfonce encore (dans la pensée identitaire de bazar…).

Associer le « petit peuple » à ce genre de saloperies, comme il ne faut plus avoir la moindre considération éthique et morale, ni la moindre conscience politique de classe… et une bien piètre et médiocre ambition qui plus est pour ledit peuple auquel j’appartiens tout autant qu’un autre…

… Pourtant, je vis moi-même sous le seuil de pauvreté.  Mais je ne laisserai jamais qui que ce soit parler en notre nom. Opposer des pauvres d’ici à des pauvres d’ailleurs est une infamie qui devrait disqualifier d’emblée celui qui s’y adonne, quel que soit son bord politique, et aussi, et surtout quand il s’est prétendu (autrefois ?) de gauche. Ajouter de surcroît cette empreinte de xénophobie doublée d’une croyance en l’ersatz de théorie du grand remplacement qu’est le concept creux et tellement moisi de Bouvet, celui  d’insécurité culturelle (« nous voulons une immigration choisie qui ne nous détruise pas culturellement« ), voilà qui pose là bien assez son idéologie identitaire, que je récuse et contre, par toutes les pores de ma peau.

Onfray est à mes yeux définitivement perdu pour la pensée humaniste et pour une contribution plus fine, nuancée et empathique à cette nécessaire évolution sociétale, que ses travaux figent irrémédiablement ans un passé à présent révolu. Lui qui n’a si visiblement pas su évoluer, si ce n’est vers le pire, comme il le démontre encore ici.

Mais il pourra toujours prétendre qu’on l’aura mal compris… Comme c’est facile pour un penseur d’une telle altitude intellectuelle, face au rien (ou si peu) que je suis. Il n’empêche : je persiste et signe : se réfugier derrière des considérations populaires pour distiller ce genre de crasse de l’esprit est indigne, insupportable, et malfaisant.