Cela va mieux en le voyant écrit…

Liz Fekete, directrice de l’Institute of Race Relations, évoque pour nous, l’évolution de nos sociétés européennes bousculées par la haine de l’autre et les méthodes des formations qui libèrent cette parole xénophobe.

Liz Fekete :

« Ils sont très, très enclins à mettre en avant la liberté d’expression et ce qu’ils font, c’est qu’ils repoussent les limites de la liberté d’expression pour faire progresser des idées qui sont plus ouvertement xénophobes et racistes. Et effectivement, les partis d’extrême-droite sont très doués pour cela.

« Des sujets tabous qui ne le sont plus »

Prenons l’exemple de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) : il y a certains sujets en Allemagne qui sont devenus tabous comme d’être ouvertement raciste et de nier l’Holocauste et les membres de l’AfD se placent constamment sur ce terrain et ils s’appuient sur la pensée nationaliste et l’idée que la nation, le peuple de la nation ou le Volk allemand est martyr et en quelque sorte, victime du politiquement correct. Ils font cela de manière totalement délibérée.

Donc on revient à une situation où ce qui était interdit en termes d’incitation au racisme est permis et devient donc la norme. Et nous devons nous en rendre compte et les médias aussi. Les médias doivent s’interroger : s’ils les voient par un certain prisme, s’ils sont naïfs dans la manière dont ils parlent de l’extrême-droite, sont-ils en un sens complices de son essor ? » (source)

 

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