#Tarnac, ou l’histoire magistrale d’une tartufferie d’Etat (et de la peur du ridicule…)

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Le Tétrapack « Gauche UHT » (comprendre ceci),   pur produit formaté d’un état policier ayant mené une enquête à charge outrancièrement idéologisée pour dénoncer alors,  sous le pouvoir sarkozyste, un ennemi imaginaire plutôt que des ennemis bien réels, islamistes radicaux ou d ‘extrême droite,  est en train de se dégonfler magistralement… en laissant percer du petit lait, pour nous autres, mécréants libertaires… qui en buvons goulument, nous léchant les babines en riant aux éclats, nous délectant bruyamment de cette incurie au plus haut sommet de l’État… au point que la ministre de l’Intérieur d’alors, Alliot-Marie, se soit si prudemment défaussée de ce procès, n’estimant pas utile d’assumer ses responsabilités, ce qui en dit à mon sens assez long. La peur du ridicule ? Je ne suis visiblement pas le seul à m’étonner de cette absence un peu trop visible. Car les vrais coupables de ce dossier kafkaïen ne sont pas derrière la barre, hélas. Comme Bernard Squarcini, le patron de la DCRI qui venait d’être créée au moment de cette affaire de sabotage de lignes SNCF en région parisienne. Il n’était pas plus disponible. Idem pour Jean-Claude Marin alors procureur de la République de Paris, compétent pour une affaire de terrorisme; ou Thierry Fragoli, qui était le principal juge d’instruction au début de l’affaire… (source). 

Mais rappelons les faits, puisqu’il semblerait que certains, malgré le matraquage médiatique d’alors, les ait oubliés (comment cela est-il possible ? ) :

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(Je vous suggère d’ailleurs au passage, pour mieux comprendre la gradation des différents événements ayant égrainé depuis cette longue péripétie judiciaire, si cela vous tente,  la lecture du blog dédié du Monde, ce dangereux journal anarchiste… 😉  )

Souvenez vous comme on en parlait alors, dans Lémédias… Remémorez vous ces images au journal du 20h de l’époque, de ce crochet sur un caténaire martelé en boucle pour faire peur à la ménagère de + de 50 ans…, de l’utilisation abusive, coercitive et dominante, éclipsant tous les vrais dangers qui pèsent sur notre « démocratie »…  Comme on en faisait des tonnes, alors  !

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Souvenez-vous de cette représentation caricaturale de ma famille politique d’aujourd’hui, devenue ennemie publique d’état n°1…. devant Daesh, Al Quaïda et Boko Haram réunis  !

 

On n’aura cependant pas assisté au moindre méa culpa de ces gens là, qui n’ont fait que reprendre une propagande d’Etat telle quelle, pourtant depuis largement dégonflée, et démystifiée, au point qu’on puisse tant en rire…

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Depuis, on le sait, la circonstance aggravante d’« entreprise terroriste » réclamée par le parquet a été levée, en 2015. Reste celle d’ « association de malfaiteurs », qui vaut à Julien Coupat et 7 autres personnes d’être traduites depuis 2 jours devant un tribunal correctionnel…

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Le procès du groupe dit de Tarnac qui se déroule en ce moment, depuis mardi 13 mars, est à mon sens (pas seulement au mien d’ailleurs…) un sommet assez jubilatoire de l’art politique élevé au rang d’honneur (et au champ du déshonneur d’un Etat français paranoïaque et inquisiteur) de la société du spectacle que je ne cesse de brocarder depuis toujours, en dernier des mohicans que je suis de l’ Internationale Situationniste. Et le procureur de la république est en train de se ridiculiser en ce moment à un point culminant de l’histoire du grotesque élevé au rang de spectacle public conventionné. Quand Julien Coupat dit que dans cette histoire (pour laquelle il risque tout de même 10 ans de prison, en plus des contraintes et conséquences de cette interminable instruction sur sa privation de liberté qu’il a déjà subies, lui et les autres…), que la justice « s’est acharnée » à sauver son « honneur », quand on connait le dossier, on ne peut que lui donner raison.

Aussi, la manière dont se déroule ce procès en est une résultante, et la parfaite illustration, dont la succession d’anecdotes truculentes (genre « Julien Coupat boit du maté, le juge s’en offusque »…) qui le ponctuent sont autant de  ridicules friandises distribuées à la galerie de spectateurs.trices, sur twitter, dont je suis. Cet article en relate quelques formes croustillantes :

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Je suis aux premières loges, avec les yeux et les oreilles que me prêtent d’autres. J’en aurais encore beaucoup à dire ou plutôt à écrire. Mais je ne voudrais pas alourdir davantage ce billet plus que de raison, au point d’en rendre la lecture rébarbative. Surtout à l’heure du prêt à penser et en résumé, sous forme courte prête à consommer pour des gens qui ne regardent que les titres. Il m’importe en outre d’en garder sous le capot pour plus tard, au fur et à mesure de l’avancement de ce procès du grotesque d’état… et de son valet de pied qu’est la presse main stream, jamais ni responsable ni coupable de rien. Je reviendrai donc vers vous plus tard.

Mais en tous les cas, regardant derrière soi, on se dit, en effet, tout ça pour ça  ?

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Alors ?

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Sur le sujet, à lire aussi, cette Tribune ;

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2 réflexions au sujet de « #Tarnac, ou l’histoire magistrale d’une tartufferie d’Etat (et de la peur du ridicule…) »

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