Où le #FN s’effondre, les fascistes français se radicalisent #antifa

Pour un antifa, vous pourriez me voir éventuellement ravi d’observer que le navire amiral de l’extrême droite française multiplie les erreurs et les signes d’une lente dégringolade, comme glissant sur une interminable planche savonneuse, miné de l’intérieur. Voilà qui devrait faire les affaires de mon camp, n’est-ce pas ? … Pas si sûr.

Je ne parlerai même pas de la scission des philippotistes et de ses glorieux patriotes (rires) sur laquelle je me suis déjà assez exprimé, à l’occasion. Après le cruel spectacle donné par le congrès de Lille qui contredit si factuellement la thèse de sa soi-disant dé-diabolisation, et les confidences en live du mouvement de jeunesse du FN –  qui nous montrent ce que ces militants en herbe pensent eux-mêmes réellement de ce parti déliquescent – les raisons de son départ que donnent ce cadre du FN de ma région sont éloquentes…

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Dans une interview donnée à Minute, voilà ce que déclare Jordan Grosse-Cruciani, conseiller régional grand est du FN :

« Je suis arrivé au Front national en 2011 lorsque Marine Le Pen en a pris la présidence. Comme beaucoup de Français, j’avais l’espoir d’un Front national nouveau, conquérant et professionnalisé. Pendant quelques années, il en a donné l’illusion et les succès ont été au rendez-vous, du moins une forte progression. Puis ses carences ont pris le dessus (jusqu’à la faillite du débat sur lequel je ne reviendrai pas) : déficience structurelle de l’organisation, couplée à un fonctionnement à la fois opaque et inquisiteur, et, pire encore, flou grandissant sur la ligne politique. Tout ça pour en arriver à un congrès dit de refondation, qui est en fait un congrès de l’éternel recommencement. Pour le paraphraser, je dirais que le FN demande aux Français de le croire capable de faire demain ce qu’il n’a pas été capable de faire hier – un hier qui dure depuis sept ans si l’on s’en tient à la présidence de Marine Le Pen… Je préfère donc être honnête avec moi-même et m’en aller.

on m’a demandé d’annoncer une progression des effectifs de 13 %. Ordre de Nanterre. La réalité, c’est que de mars 2017 à mars 2018, il y a eu une chute de 50% dans ma fédération.

Parce que vous n’avez pas fait le travail ou parce que les adhérents sont partis chez Philippot ?

Ni l’un ni l’autre. Le travail a été fait, avec beaucoup d’énergie, et la déperdition vers Les Patriotes a été de 0,5 %. Non, simplement, les gens n’y croient plus ; même la perspective de pouvoir voter au congrès ne les a pas retenus, puisque tout était joué d’avance. Voyez avec le vrai-faux changement de nom clairement imposé par la direction. Sans compter qu’on prend le problème à l’envers, puisque si on ne change pas le fond au-delà des effets d’estrade, je ne vois pas à quoi sert de changer le contenant, si ce n’est pour relancer l’illusion quelque temps… […] » (source : Minute du jour)

« … d’autres défections devraient suivre dans les Vosges dans le sillage du responsable départemental. « Un mouvement de fond qui devrait être assez important« , souligne-t-on ce soir au sein du Front national. (source)

Voilà qui dément fortement, et de l’intérieur qui plus est (on ne pourra pas accuser cette fois les « merdias » tant honnis de faire dans la propagande) la légende d’un parti fort et conquérant… Visiblement, je ne voudrais pas dire, mais sauf votre respect…  il part en couilles.

Mais si cela ne me réjouit pas, c’est que les éléments les plus radicaux de l’extrême droite française, s’ils ne croient plus en ce parti et le désertent, se dirigent alors vers une autre aventure plus offensive, bien plus dangereuse et belliqueuse pour ce qu’il nous reste de démocratie… Le mouvement de maillage du territoire par l’ex Gud du bastion dit social, que je ne cesse de dénoncer article après article ici,  est à ce titre assez illustrant de ce qui est en train de se passer dans notre pays. Avec un incroyable laxisme général et une absence totale de réaction à la fois des associations dites antiracistes, des autres partis politiques, et du ministère de l’intérieur, qui laisse faire, malgré la dangerosité avérée de ces militants là et la création de lieux de réunion ouvertement racistes sans que cela ne crée trop d’encombres, comme à Lille, malgré la présence établie d’assassins dans leur réseau. A mon sens, ce danger de terrorisme là, venant de l’extrême droite, n’est pas assez pris au sérieux, et je crains le pire. Et j’aimerais que les forces antiracistes et antifascistes de ce pays se structurent davantage en retour. Selon moi, il y a urgence. Une structuration à la Casapound des fascistes hexagonaux est clairement mise en œuvre actuellement par agglutination de tous les mouvements identitaires de ce pays. Urgent, agir….

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