une fois de plus, l’Etat français se couche devant les fachos #NJNP #Wissam #Alliance #antifa

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L’extrême-droite, dans ce pays, se porte honteusement bien, et ses idées pourries tellement banalisées, sa haine de l’Autre (qu’il soit noir.e, asiatique, musulman.e, gauchiste,  homosexuel.le ou habitant.e des banlieues) tellement présente partout, que celleux qui la combattent fermement sont tourné.e.s en dérision et vilipendé.e.s, selon un processus de bouc émissaire bien connu. On en arrive même, phénomène inédit auparavant davantage cantonné à la fachosphère (parce que ce dernier rempart dérangeait bien trop leurs sombres desseins) à mépriser la notion même de droits humains. (Droit-de-l’hommiste, ça vous dit quelque chose ? Ce n’est pas ce que ça devrait être, un compliment, mais une insulte dans la bouche des fachos,  aux  côtés  « d’islamo-gauchiste, de bobo, de bien-pensant, et de collabo du terrorisme islamique »).  Cette étrange inversion de valeurs éthiques est observable  jusque dans un certain camp qui se prévaut de prétendues vertus républicaines qui ressemblent de plus en plus au positionnement de l’extrême-droite sur certains sujets, au point qu’on puisse les confondre sur les réseaux sociaux. Cette convergence d’intérêts politiques entre l’extrême droite et les républicanistes ¹ vient encore de trouver son illustration dans cette histoire qui trouve son implantation à Clermond-Ferrand. Pour une simple histoire de plantation d’arbre, il semblerait qu’on se retrouve, si l’on se fiait au seul Préfet du coin, devant une véritable menace de guerre civile.

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Voilà ce dont il s’agit, pour faire court. Samedi 18 novembre, avec l’autorisation de la mairie, un arbre du souvenir devait être planté dans le jardin Lecoq, à Clermont-Ferrand, en hommage à Wissam El-Yamni, mort après son interpellation par la police dans des circonstances plus que troublantes lors de la Saint-Sylvestre 2011 (voir ici la chronologie de l’affaire). Cette commémoration fait polémique du côté des défenseurs de l’ordre et de la discipline, c’est à dire les pré-cités (une fois de plus, les républicanistes sont à la remorque de l’extrême droite sur le sujet) avec pour fer de lance commun le syndicat de police extrêmement droitier, comme l’histoire l’a déjà amplement prouvé, qu’est Alliance. Il leur a donc suffi de menacer pour être aussitôt entendus par un ministre de l’Intérieur dont on sait les complaisances coupables (suffit de voir à Lyon leur illustration très concrète…).

Comme de nombreuses histoires de violences policières l’ont déjà démontré, d’où la colère et la défiance de nombreux jeunes (et d’ailleurs de moins jeunes également, ces derniers vieillissant aussi), le scénario est souvent le même, quelles que soient les affaires : enquête dans le « meilleur » des cas de l’IGPN, qui trouve systématiquement des circonstances atténuantes puisqu’ils sont à la fois juge et partie, auteurs de violences policières couverts systématiquement par leur hiérarchie, processus judiciaire freiné le plus possible, et à la fin, dans 100  % des cas moins 0.0001 %, un non lieu ou un sursis, même en cas de mort.  Ainsi, la mémoire de nombreuses personnes dont il est avéré qu’elles n’avaient commis aucun délit, et avaient une attitude tout à fait pacifique, est niée par le fait qu’elles soient mortes sans que leur décès ne soit suivi de sanctions judiciaires.  La mort de Rémi Fraisse et d’autres l’ont cruellement illustré : comme par magie, personne n’est ni responsable ni coupable.

Il a fallu une récente décision de la CEDH, 8 ans après les faits, condamnant officiellement la France, pour qu’il soit enfin admis officiellement qu’il y avait bien eu traitements inhumains et dégradants envers Monsieur Mohamed Boukrourou, à Valentigney, dans le Doubs. Un cas de violence policière ayant entraîné la mort avéré, et indiscutable.

Dans cette suite logique et ce contexte qui méritait et nécessitait plus que 140 signes,   même rallongés à 280, la mort de Wissam demandait – pour le moins –  un hommage. Personne ne mérite pareil sort. Rappelons en effet à destination des instigateurs de cette interdiction de manifestation que la peine de mort est interdite dans ce pays, ne leur en déplaise.  Pourtant, la famille,  les ami.e.s et soutiens n’ont donc pas le droit de se recueillir, sous la pression des éléments les plus extrémistes de ce pays. On peut d’ailleurs trouver quelques similitudes (toutes proportions et contexte gardés bien sûr) avec  une autre histoire, sur un autre thème, celui des contrôles au faciès : celle de ces racailles policières qui ont saccagé une exposition pourtant décidée démocratiquement, à Grenoble.

Si ce pays est à présent dirigé par la frange la plus extrêmiste de ce pays, y compris quand elle prend le costume d’un.e policier.e, alors dites le nous, Monsieur Collomb, et les choses seront plus claires. Nous ne serions donc plus dans un Etat de droit, mais dans un Etat policier.

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Et ce que je vois chaque jour me le laisse à penser de plus en plus, qui voit dans ce pays les fascistes parader dans toutes les régions de France, en toute impunité, et propager leur idéologie détestable, quand les défenseurs de nos libertés fondamentales en sont empêchés. Voilà qui relève et souligne une injustice profonde dans ce pays qui n’avait pas besoin de cela, et démontre qu’il va vraiment très mal. La démocratie, c’est bel et bien fini. Arrêtez donc de vous payer de bons mots. Nous ne sommes plus dupes.

Pas de justice ? Alors, pas de paix.

¹ un point commun entre les fachos tradis et les républicanistes  : leur amour immodéré de la Police, et leur refus de considérer la notion même de violences policières pourtant bien réelles, et un peu trop souvent totalement impunies. D’où un vent de révolte et une lame de fond d’un ressentiment profondément ancré dans les banlieues.

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