المصطفى رميد, une honte internationale #Homophobie #Maroc

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Même les histoires du Gorafi m’apparaissent moins grotesques que ce que je vais évoquer là. Se dire Ministre d’Etat chargé des droits de l’homme au Maroc,  et se vautrer dans une pareille fange, de surcroit à l’occasion d’ une réunion dédiée aux mécanismes de prévention de la torture organisée par le Conseil National des Droits de l’Homme, voilà qui entache son honneur personnel comme la crédibilité de sa fonction à tout jamais :

Interrogé par un journaliste sur le rejet récent par le Maroc des recommandations relatives à la décriminalisation de l’homosexualité formulées par l’ONU, Mustapha Ramid a répondu : « Trop c’est trop. Tout le monde donne de l’importance à cette homosexualité et veut en parler. Ces gens-là sont des ordures » (traduit de l’arabe« aousakh »).

Quelques jours plus tard, Mustapha Ramid a maintenu ces propos : « La déviance sexuelle (expression employée par le ministre pour l’ « homosexualité ») reste un crime puni par la loi marocaine et est de surcroît non-acceptable par notre société ». (source)

On comprend mieux, avec de tels défenseurs des droits humains, pourquoi on assiste, impuissants mais révoltés, à un tel silence assourdissant, et une telle inaction internationale, face à la persécution et à la torture des homosexuels en Tchétchénie…

 

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Au Maroc, les réactions publiques furent plus vives et fermes  à condamner cette ignominie homophobe là :

Une quinzaine d’associations de défense des droits humains, dont notamment l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH), l’Association de défense des droits de l’Homme (ADDH), le Centre marocain pour la démocratie et la sécurité (CMDS), l’Association de lutte contre le sida, ont condamné ces propos dans une lettre commune à l’attention du chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani : « Nous considérons que qualifier d’ « ordure » des citoyens marocains comme tout autre citoyen, est une violation flagrante de la constitution marocaine, qui dans son préambule, adopte l’engagement de l’État marocain aux droits de l’homme tel que reconnu internationalement. Le ministre d’État, avec de telles déclarations, encourage l’homophobie ».

Ces propos interviennent dans un contexte de criminalisation des relations homosexuelles par l’article 489 du code pénal marocain, qui reste largement appliqué dans les tribunaux qui condamnent très régulièrement des personnes à de la prison ferme (jusqu’à 3 ans) sur ce fondement, et de rejet par le Maroc des recommandations d’abrogation de cet article par les Nations Unies. (source)

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