Témoignage d’un militant #antifa assumé : « je vais arrêter de lire la presse en ligne ».

(… et ce sera à cause de Nicolas de La Casinière. Voilà).

Quand je me livre à ma revue de presse comme tous les matins – blogueur politique oblige –  vous ne pouvez pas savoir à quel point j’y trouve mille sujets d’agacement, voire de colère et d’énervement. Une mine d’immondices indignation permanente. Comme si j’avais besoin de ça, tiens…  Racisme, sexisme (incluant LGBT phobies…), grossophobie, prolophobie, pauvrophobie, discours capitaliste dominant, si méprisant pour les classes populaires et leurs contraintes quotidiennes… Le tout sur fond d’abêtissement général et de perte des valeurs morales et de la culture politique, caractéristiques du Macronisme… Exemple :

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… Affligeant. Le sujet mérite (beaucoup) mieux.

Aussi ai-je été prodigieusement agacé par le titre qui suit, concernant une affaire sur laquelle je ne reviendrai pas pour l’avoir déjà relayée ici (dans laquelle, je dis ça en passant, est impliqué le fils d’un notable local du FN, dont l’avocat a lui-même été candidat aux municipales à Paris en 2014 sur une liste FN menée par Wallerand de Saint-Just ) #jdçjdr

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Mais qu’est-ce qui peut donc m’agacer, dans cet article qui fait l’ordinaire de ce blog, me direz-vous ? Regardez donc le titre : « ultradroite » (en un seul mot…). Tout ça pour se reprendre quelques lignes plus bas en parlant de « jeunes d’extrême-droite ». Faudrait savoir. J’en ai marre, ras le bol, plein le cul. J’avais déjà exprimé mon agacement face à ce genre de facilité langagière et de paresse intellectuelle, significative selon moi d’un manque de culture politique évident, provenant de gens qui ne maîtrisent pas leur sujet. Arrêtez donc de courir si loin, les journaleux paresseux, la terre n’est pas si plate 😉

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Non, Monsieur Nicolas de La Casinière , faut arrêter avec les superlatifs superfétatoires. D’ailleurs, plus bas, vous vous reprenez, en parlant de « jeunes d’extrême-droite ». Faudrait savoir. Car depuis Tarnac, par exemple, on sait tous ce qui fait la différence entre extrême-gauche et… ultra-gauche.

… Assez ri. Fin de la parenthèse drôlatique. Quand on sait comme moi, et tous les autres antifas d’ailleurs (sans qui je ne saurais rien), à quel point ce genre d’individus violents, membres ou ex du GUD, de Génération Identitaire ou de l’Action Française,  sont au cœur du système de l’extrême droite qui a un peu trop pignon sur rue actuellement, et combien ils graissent les rouages du FN jusqu’au plus sommet de la pyramide fasciste, comme Chatillon, Lousteau et Vardon pour seuls exemples notoires, on ne peut pas laisser passer ce qui n’est peut-être pour vous qu’un détail de l’histoire politique. Car employer à tour de bras le terme d’ultra-droite, c’est dédouaner à bon compte le FN de ses propres turpitudes et exactions (nombreuses, et graves), en laissant croire qu’il y aurait une extrême droite respectable, avec une belle façade ripolinisée par le passage Philippot,  et un autre univers fasciste, l’ultra droite, qui n’aurait rien à voir, plus violente, plus raciste, plus criminelle, plus…. Stop. ça suffit. j’en ai marre. Arrêtez de vous cacher derrière votre petit doigt et faites correctement votre travail en regardant la vérité en face : ce sont les mêmes. Copains comme cochons (poke à Engelman).

2 réflexions au sujet de « Témoignage d’un militant #antifa assumé : « je vais arrêter de lire la presse en ligne ». »

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