Sur cette fRance rance, j’écris ton nom : #Laïcité

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Voilà qui est plutôt fort de café, comme le dit l’une de ces expressions populaires que j’affectionne tout particulièrement. Alors que notre pays fait partie des moins religieux au monde, et que les deux tiers des français ne sont pas croyants, jamais la religion n’aura pris autant de place dans le débat public et politique. Et jamais nos élites dominantes grotesques n’auront pris autant de libertés avec le sacro-saint respect de la laïcité. Les cas de viols sont permanents.  Pourtant, combien ces mêmes se sont montrés si forts à la brandir comme une sorte de crucifix, cette laïcité, contre une sorte de  vampire à figure, selon eux, de … musulman ! D’où ma formule personnelle favorite inusable sur le sujet de laïcité « à géométrie – très – variable ». Pourtant, qui mieux qu’un athée peut voir à quel point les religions – toutes les religions – sont habiles et forcenées à tenter d’influer sur l’opinion publique et la décision politique ? Et combien ils sont tenaces à tenter de se mêler de ce qui se passe sous la ceinture ! Sur bien des sujets, je vois et j’observe au quotidien leur toxicité permanente. Mais on la relève plus volontiers, avec la complicité de médias irresponsables qui s’absolvent un peu vite de leurs propres responsabilités, quand il s’agit d’une seule et unique religion, l’islam. La faute aux attentats ? Pas que. L’origine est également dans un certain tabou colonial français, fumier toxique sur lequel a poussé justement le petit coq de base cour fascisante Ménard… La faute également à une culture chrétienne qui voit d’un mauvais œil ce concurrent commercial sur le marché des légendes prendre un peu trop de place dans notre pays. Mais rassurez vous, dès qu’il s’agit de tomber sur le dos des droits des femmes ou des LGBT, ils deviennent subitement, comme l’histoire de la manif pour tous l’a factuellement démontré, sans mauvais jeux de mots ou alors pleinement assumés, « copains comme cochons ». L’homophobie est toute aussi présente chez les croyants au front bas de l’Eglise ou de la Mosquée. Bien d’autres exemples que celui de LMPT fourmillent dans l’actualité politique pour souligner à quel point se perd le respect de la laïcité, au détriment de l’intérêt collectif. Les personnalités politiques du FN excellent dans l’art de violer en permanence la laïcité. Ce devrait être pourtant la préoccupation de tous, et en premier plan des élu(e)s, dans le sens qu’elle seule, comprise intelligemment, permet à chacune des croyances ou des non-croyances (c’est mon cas) de coexister pacifiquement. Sans quoi ré-apparait la guerre des religions à laquelle on est en train d’assister actuellement, qui fait si bien  le fond de commerce de la fachosphère, qui se frotte les mains… J’ai déjà démonté à maintes reprises sur ce blog pendant toutes ces années l’hypocrisie et le double discours des réacs et des fachos de l’extrême droite sur le sujet. Faites ce que je dis, pas ce que je fais… Sans cesse pris la main dans le sac à demander aux musulmans de garder leur religion dans leur arrière-cuisine, à éructer sur les prières de rue des musulmans privés de lieux de foi dignes de ce nom, tout en n’hésitant jamais à participer à des processions de rue d’une autre religion, ou à participer à d’autres événements catholiques ou juifs, ceints qui plus est de leur écharpe tricolore. La cohérence, ça s’appelle. Dernier épisode en date illustré par l’excellent dessin de Nagy  en tête de ce billet, l’incroyable passe d’armes entre deux candidats de droite à l’élection présidentielle, ne répugnent pas à dégainer leurs bondieuseries respectives. On croit rêver. C’est un cauchemar, quand il s’incarne par de récentes décisions qui ont un peu à voir avec la religion, comme cette campagne vomitive contre les affiches de la campagne contre le sida. On voit bien là, comme dans le positionnement du candidat catho réac Fillon et sa cohorte fascisante,  le poids de l’irruption de la religion dans la politique. Aussi me semble-t-il éminemment nécessaire et utile qu’apparaissent des voix pour représenter également ceux qui dans ce pays sont majoritaires, et ce serait la moindre des choses : les non-croyants et les athées dont je me flatte d’être. Il serait en effet tant que l’on soit dignement représentés. Et surtout, que des voix alternatives sur ce champ là s’élèvent pour faire taire cet affreux tintamarre réactionnaire anti-progressiste qui se sent un peu trop en terrain conquis. Les observer actuellement étaler aussi impunément leur sentiment de toute puissance alors qu’ils ne représentent qu’une minorité m’insupporte au plus haut point. Faut que ça change.

Post-scriptum : qu’est-ce que je disais… Et ça continue !

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4 commentaires

  1. Excellent !
    En tant qu’athée j’adhère ! lol
    Le principe de laïcité inscrit dans la constitution constitue aujourd’hui un des fondements de la République française. Il trouve sa principale expression dans l’enseignement, mais se traduit aussi par un encadrement des relations financières entre les collectivités publiques et les religions et par le principe de neutralité des services publics. Elle repose sur deux principes : l’obligation de l’État de ne pas intervenir dans les convictions de chacun et l’égalité de tous devant la loi, quelle que soit leur religion. Elle implique ainsi la liberté de conscience et de culte, la libre organisation des Églises, leur égalité juridique, le droit à un lieu de culte, la neutralité des institutions envers les religions, ainsi que la liberté d’enseignement.

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