Quand le Point vide son Berretta sur Hollande, ça fait mal…

92fscentennial_interna01Je ne résiste pas une seule seconde à la tentation de vous livrer cet article dans sa totalité ici. Une pièce à conviction importante sur ce moment précis de notre histoire, à mes yeux. Qui aurait cru que je puisse être un jour d’accord avec un journaliste du Point, ce torchon de droite réac  ? je ne peux pourtant, malheureusement,  que reprendre à mon compte, point par point (sic) l’analyse développée ici, tragiquement juste :

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À la lecture des premières « petites phrases » issues du pavé Un président ne devrait pas dire ça… (Stock), un ministre du gouvernement Valls lâche cette sentence : « Il va falloir s’en débarrasser. » Au sein du gouvernement, l’émoi est vif, la consternation générale, la sidération à son pic. Jean-Christophe Cambadélis a passé la journée de mercredi à écoper la barque trouée d’un PS que le président appelle à détruire et à dépasser dans le livre de Davet et Lhomme. Hollande voudrait le renommer en « Parti du progrès » (« On peut y mettre des écolos. C’est facile à comprendre : vous êtes pour le progrès ? Oui. Le progrès social, humain. »). « Au moment où la droite implose ! » peste l’un des caciques socialistes. Au moment surtout où, dans une interview à L’Obs, François Hollande livre cette phrase en une : « Je suis prêt. »

Égotique dissimulé qui ravage tout sur son passage

Oui, il est prêt : il a mis son dernier masque, celui d’Hannibal Lecter, un serial killer dont la dernière victime n’est autre que lui-même. François Hollande tient des personnages de David Lynch : triple fond, mystérieux derrière sa bonhomie, tueur politique à sang froid, égotique dissimulé qui ravage tout sur son passage dans une certaine bonne humeur. « Mul-Hollande drive », quand à la fin du film les personnages sont tout petits, petits…
Il aura détruit sa famille avec Ségolène Royal, envoyé à l’hôpital Valérie Trierweiler, trahi la gauche et ses électeurs, systématiquement éliminé tous ceux qui pouvaient lui faire de l’ombre. Que sont devenus les principaux chefs de courants du PS avant son entrée à l’Élysée ? Laurent Fabius expédié au Conseil constitutionnel ; Pierre Moscovici évacué vers Bruxelles ; Martine Aubry emmurée dans son beffroi lillois ; Ségolène Royal chloroformée en dame patronnesse de l’Écologie ; Vincent Peillon exfiltré vers Strasbourg ; Benoît Hamon licencié dans le même plan social que Montebourg… Manuel Valls ? C’est pire, il l’a ligoté et l’entraîne dans sa chute vers les abîmes. Il n’y a qu’Emmanuel Macron qui a trouvé la porte de sortie de l’asile de fous. Et encore…On voudrait comprendre. Pourquoi cette folie finale ? Pourquoi cette haine de soi derrière l’autosatisfaction ? En fait, on n’a pas le temps, car un autre patient réclame des soins plus urgents en 2017 : la France, rhumatisante, endettée, prise d’un paludisme identitaire… Elle a besoin d’un médecin, pas d’un malade.

D’un médecin ? Non. Marre de cette personnalisation absurde dont tout le monde voit les effets toxiques avilissants. D’une équipe soignante. Et ce n’est certainement pas dans cette droite identitaire et affairiste là qu’on la trouvera… Il s’annonce très #PrimaireLeDebat, en effet…

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