Front commun. Je marche seul.

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Il n’y aura cette fois, contrairement à mes petites marottes compulsives acquises au fil du temps depuis que je blogue, pas de hashtags dédiés, pas d’appels et de rappels incessants dont je sais qu’ils lassent certains sur twitter, facebook, google+ (quelqu’un l’utilise encore?), Seen This (que j’ai abandonné, coquille vide et manipulée), et je ne sais quoi d’autre. Je ne veux pas décourager en effet ceux qui font preuve d’initiatives, qui pourraient – à d’autres que moi – apparaître heureuses et constructives. Disons que j’apporte à cette démarche un soutien critique, en la faisant connaître, avec la position de l’observateur. Je veux parler de cet appel que je viens de recevoir (suis je en retard ?) dans ma boite à mails, intitulé « Front Commun ». Le mot front, à toutes les sauces, déjà, me dérange, d’emblée. Front national, bas du front, toussa… Mais bon, il fait appel au Commun, c’est mieux. En espérant et redoutant par simple association d’idées que cela ne soit pas trop d’obédience communiste, et trop orthodoxe… Les diplodocus de ce champ là, leurs ignobles méthodes et leur violence sans pareille, je ne les connais que trop, et tout le mal qu’ils font, dans les coulisses… Mais. Lisez, puis revenez, et je vous dis tout.

Moi, je vois surtout, très pragmatique, derrière les lignes ce que cela signifie vraiment. Quelles sont les étranges contradictions de ce texte, l’opposition entre ce qu’il professe et la manière dont cela se traduit dans la vie réelle… On ne peut pas à mes yeux et mon sens en effet dire l’inverse et son contraire en tortillant du cul de manière gênée pour mieux faire passer la pilule amère de la destruction du Front de Gauche. Et de l’excessive personnalisation amenée par Jean-Luc Mélenchon. Et de l’excessive institutionnalisation partisane à volonté hégémonique malgré son  recroquevillement électoral amenée par le PCF, que certains voudraient sauver en le plongeant dans le formol. Nous méritons mieux. Mais c’est à construire. Cette étape là, cette initiative là est-elle la bonne, enfin ? Nous sommes tant et tous tellement lassés de ces choses qui émergent et n’ont pas de suites…. A vous de me dire, et de vous faire votre idée. Revenez nombreux.

(Moi, j’ai à suivre un chemin : le mien, au moins, même si je me sens parfois bien seul. L’exigence me le dessine. La réflexion me le balise. Mes articles ici en sont les pierres blanches, ou noires, ou grises, c’est selon. Venant de la gauche critique, me voilà en effet au fil du temps, de mes expériences et du chemin déjà parcouru, critique envers la gauche critique.  Mais j’avance… modestement. Loin des aboiements et ricanements des chien(ne)s de meute…).