Besnier, exemple type du libéralisme carnassier #Lactalis

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L’actuel combat des producteurs laitiers en conflit avec le consortium Lactalis m’apparait particulièrement bien illustrer la rapacité et le court-termisme d’un système libéral à bout de souffle, injuste et destructeur. Lactalis paie 256 euros les 1 000 litres de lait payés à ses producteurs, quand celui-ci est revendu au consommateur final, pour le moins cher, en moyenne à 70 centimes, soit 700 euros. Je vous laisse imaginer qui se gave au passage, dans cette marge ahurissante… C’est d’autant plus flagrant que certaines petites entreprises arrivent à payer le lait plus cher que les grands groupes (voir ici). Cfqd. Et encore, on ne parle pas là des produits transformés… dans lequel le groupe Lactalis est bien présent sous les marques Bridel, Président, la Laitière, Lactel, Salakis, etc….  Gagnant à tous les étages, donc. Le cynisme libéral dans toute sa splendeur. Ce qui est dramatique, dans l’histoire, c’est que ceux-là même dont la force de travail (voir ici un témoignage très concret) est à l’origine de la chaîne de profit voient leur produit payé 30% moins cher que le coût de production réel. Qui  d’autre accepterait de travailler pour perdre de l’argent ?  Pourtant, il y a des gens qui, sans rire, défendent ce modèle totalement aberrant. Normal, ils en sont les premiers bénéficiaires, à l’image d’Emmanuel Besnier,PDG de Lactalis, treizième fortune de France, et que Libération qualifie d’  »Emir blanc » :

Dans un communiqué publié le 18 août, le groupe laitier Lactalis a dénoncé un « discours irresponsable » et critique un « syndicalisme agricole » qui « refuse la réalité du marché et s’en prend à une entreprise en particulier ». Pour l’entreprise, cette crise est « avant tout une crise de surproduction ».  (source)

Et l’on s’étonne que face à des individus aussi cyniques, environ 400 agriculteurs bloquent l’accès à l’usine de Lactalis à Laval (Mayenne) ? Ce serait eux les violents, ceux qui refusent la réalité, comme à l’accoutumée ? A force de soutenir tant de combats sociaux, on ne connait que trop ce discours, qui n’est le fait que de quelques dominants qui tirent si visiblement bien leur épingle du jeu, quand la plupart des victimes en souffre. Cela doit cesser, et des têtes doivent tomber. Ce ne sont plus de simples jacqueries qu’il nous faut, mais la mise à bas de ces profiteurs sans scrupules. On a les noms, et les adresses. Agissons. Le moment est venu. Assez des paroles, des grèves qui ne servent à rien : des actes. La peur doit changer de camp. Et quand on voit la pathétique impuissance de ceux qui nous gouvernent, si mal, on ne peut plus compter sur eux. Prenons notre destin en main, et allons chercher l’argent là où il est. Question de survie.

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