je soutiens l’#AlterSummit. Et vous ? #Loitravail #Europe

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je viens de recevoir ceci dans ma boîte mail, sans explication. Lisant le texte, voilà qui m’a donné un coup de booster. Non pas que j’en ai besoin, mais ce genre de bonnes initiatives fait toujours un bien fou, surtout quand elles correspondent à tant d’attentes, de besoins, de préoccupations et de positions politiques personnelles plus ou moins confuses et, la plupart du temps, enfouies. Il m’apparait de plus en plus évident en effet que nous ne lutterons pas contre les méfaits du libéralisme en restant dans notre pré carré, c’est à dire ce pseudo petit hexagone si étriqué qui se fait appeler France, sagement assis sur notre canapé, en tempêtant devant la télé, ou même en manifestant dans notre ville de Province ou à la capitale. Il faut aller encore plus loin. Montrer notre force de contestation de manière plus visible médiatiquement, et plus solidaire de nos ami(e)s européen(ne)s. Afficher et revendiquer notre internationalisme, au plus haut niveau de maîtrise des décisions, plutôt que de se laisser enfermer dans ces vieux débats nationalistes patriotiques chauvins, si crétins. Comme ils doivent en rire, nos adversaires politiques, eux, qui se jouent des frontières, qui n’arrêtent que les êtres humains, et pas les capitaux.  On a vu ce que le fait de se débrouiller seuls, sur un plan strictement national, avait donné en Grèce, malgré l’impressionnante empathie dans notre pays de tous les gens de gauche (vraiment, j’ai dit) qui ont exprimé leur solidarité et leur enthousiasme au moment de l’arrivée au pouvoir de Syriza, et de Tsipras. Un beau projet, pourtant. Mais aujourd’hui, une catastrophe. Les manifestations des grecs n’y changent rien. Aussi, il devient urgent de passer à une étape supérieure. Puisque ceux qui nous musèlent et nous affament en pratiquant une politique austéritaire et ultra-libérale si agressive et si peu soucieuse des droits humains les plus élémentaires sont au delà de nos frontières, nous devons y être aussi. C’est pourquoi je défends cette initiative de  » l’alter Summit » . Pour plus de précisions, vous pouvez consulter le site dédié ici.

Les membres de l’Alter Sommet sont signataires de l’appel constitutif du réseau, que voici :

Appel à un sommet alternatif

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Nous assistons aujourd’hui à un tournant historique majeur dans l’Union européenne. Les dirigeants européens, et en particulier ceux de la Commission, du Conseil ECOFIN et de la Banque centrale européenne, tirent profit de la crise actuelle pour imposer un ordre néolibéral antinomique avec l’idéal d’une Europe démocratique, sociale, écologique.

Le visage de l’Europe est en train de changer avec des conséquences extrêmement graves pour les citoyens et pour l’avenir du projet européen lui-même. Cette « révolution silencieuse » – comme la nomme lui-même M. Barroso – passe par un activisme juridico- institutionnel sans précédent : prolifération des règles en matière budgétaire et salariale, relèvement des seuils d’exigence de ces règles, renforcement des sanctions et plus grande automaticité de leur mise en œuvre, obligations d’inscrire ces règles à des niveaux fondamentaux des législations européennes ou nationales (traités, constitutions …). Elle passe aussi par le renforcement du pouvoir de la Commission, du Conseil européen et du Conseil ECOFIN. Le Parlement européen – comme l’a reconnu lui-même son nouveau président – étant dans le meilleur des cas réduit à une simple chambre d’enregistrement des décisions des chefs d’États. Le traité sur la « stabilité, la coordination et la gouvernance », issu du Conseil européen du 30 janvier 2012, radicalise le rigorisme budgétaire, alors que le contexte d’une crise d’une gravité comparable à celle des années 1930, augmenté d’une crise environnementale inédite, justifie au contraire de préserver les emplois et les investissements publics. La Commission européenne aura le droit de contraindre les Etats dans l’exercice d’une prérogative aussi centrale dans la vie démocratique que le budget, si elle estime que les politiques adoptées ne se conforment pas à sa vision et à celle du conseil ECOFIN.

En adoptant ce traité, les dirigeants européens sont dans le déni de réalité. Les sommets européens qui se multiplient ont totalement échoué à atteindre leurs objectifs prétendus, à savoir « restaurer la confiance des marchés » et résoudre la crise de la zone euro. Une seconde crise bancaire s’amorce en Europe ; les politiques d’austérité menées conjointement dans tous les pays sont en train d’aboutir à une récession généralisée et la situation sociale se détériore fortement dans la majorité des pays européens, en commençant évidemment par les pays de la périphérie de la zone euro. En Grèce, la dette publique, le chômage, le nombre de suicides, s’élèvent à une vitesse alarmante.

Les citoyens sont en droit de se demander si ces objectifs prétendus ne masquent pas une autre stratégie : profiter de l’opportunité de la crise, quitte à l’aggraver, pour basculer dans un tout autre régime qui parachèverait le modèle néolibéral au prix de leurs droits sociaux et démocratiques (« never waste a good crisis »)

Ces évolutions constituent le plus grave déni de démocratie que l’Europe ait subi depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les citoyens européens sont soumis à des politiques punitives alors que chacun sait que cette crise résulte principalement de la cupidité des banques, de la finance de marché, de la complicité ou du laxisme des responsables politiques qui étaient censés les contrôler, et de deux décennies de compétitivité pesant sur les salaires et la fiscalité. Ce néolibéralisme punitif menace doublement la démocratie : par des dérives autoritaires directes (lorsque Jean-Claude Trichet, encore président de la BCE, envoie une lettre aux autorités italiennes pour accélérer les coupes budgétaires et suggérer de faire glisser la négociation collective du niveau des secteurs vers celui de l’entreprise, ou quand, avec l’aval de la Troïka, des gouvernements de technocrates prennent le pouvoir en Grèce et en Italie… ) ; mais aussi indirectement en encourageant la montée de nationalismes xénophobes, et de mouvements politiques anti-européens et anti-démocratiques (en France, en Hongrie, en Finlande, etc.).

Nous disons « c’est assez ! ». Nous n’acceptons plus ces politiques. Elles bafouent la démocratie ; elles ont d’ores et déjà plongé l’Europe dans une crise économique particulièrement grave. Elles réveillent les démons xénophobes que la création de l’Europe avait en principe vocation à éradiquer. Nous voulons améliorer le modèle social européen et défendre les peuples, et non les banques, les grandes entreprises et leurs principaux actionnaires.

Cela demande d’autres politiques, ce qui suppose de revoir aussi les institutions et les Traités : pas dans le sens d’un durcissement du néo-libéralisme punitif, mais au contraire pour reconquérir la démocratie. Les alternatives existent. Ce qui manque aujourd’hui, c’est un rapport de forces pour concrétiser ces alternatives et imaginer les processus politiques à mettre en œuvre pour remettre le projet européen sur la voie de la démocratie et du progrès social et écologique. Le sommet alternatif auquel nous appelons sera une première étape en vue d’atteindre ces objectifs.

Contact : info@jointsocialconference.eu

Signataires :

Austria
ATTAC-Austria, transform! austria/transform! europe, Austrian social forum, GPA *

Belgium
Association culturelle J. Jacquemotte – ACJJ*, Attac-Belgique/België, C.N.C.D., CAE – Comité d’Action Europe, CIRE, CSC, CNE Econosphères, FGTB*, FGTB-Bruxelles, FGTB – Centrale générale, Global Social Justice, IW FGTB Wallonne, Masereelfonds *, MOC, Observatoire Social Européen)

Bulgaria
CITUB *

Croatia
Right to the city, Subversive Forum

Czech Republic
Czech social forum*

Denmark
transform danmark/transform! europe, European Left Observer

Finland
Attac Finland

France
AITEC, Appel des appels, Ars Industrialis, Association autogestion, ATTAC-France, CAC Collectif Audit Citoyen, CGT, Convergence de Défense et Développement des services publics, Economistes Atterrés, Espace Marx/transform! europe, A.C !, Féd. de la Maison des Potes *, Féministes pour une autre Europe, Fondation Copernic, FSU, IERPE, LDH – Ligue des droits de l’Homme, Roosevelt 2012, SNES – FSU, Union syndicale Solidaires, SUD BPCE *, Mémoire des luttes, Marche Mondiale des femmes France, Mouvement de la Paix, Résistance sociale

Germany
ATTAC-Deutschland, Forum Soziales Europa, GEW *, IG Metall *, Rosa Luxembourg Stiftung*/transform! europe, Verdi

Greece
Act up – drasi, AKOA- Youth, Anti-cancer Volunteers Network, Antifascist Front of Holargos, Arsis/Anti-poverty Network, Attac-Greece – las, Babels, Citizens in Action, World Volunteer Alliance, DIOTIMA, Federation of Private Employees, FEANTSA, Federation of bank employees, Greenpeace Greece, GSEE*, Initiative for the Defense of Democracy and Society, Initiative for the Elimination of Violence against Women, Athens Labour Center-EKA, ADEDY, Diktyo, Network for the Support of Immigrants and Refugees, Nicos Poulantzas Institute/transform! europe, Open City Municipal Coalition of Athens, Panhellenic Medical Association, Radical Ecology, Autonomous Intervention, Solidarity network of Kypseli, OLME*, Youth of Syn / NPI, Rosa Luxemburg-Greece Association against banks’ arbitrariness, Initiative for the defense of Society and Democracy, Association of Volunteers against cancer KEFI, Arsis, Greek Network against poverty, Citizens in action, DIOTIMA Centre of women’s studies and research, Women’s initiative for reproductive and sexual health, ACT UP, Network for Social and Political Rights, Greek Network Friends of Nature, New Friends of nature, Radical Ecological Left, Solidarity for All,
Self-managed catering of Law School, Movement against police arbitrariness, Mind the Cam/Radiobubble, Save Greek Water*, No to extraordinary taxation-Oropos*, Active citizens for overthrow-Peristeri, Open City-Athens, ECO-POLIS Xaidari, Movement “Deport Racism”, Network for Social Support to Immigrants and Refugees. ), Autonomous Intervention, Network of precarious workers/unemployed, * General Confederation of Labour-Gsee*, Federation of Secondary Education Functioners (OLME)*, Federation of Petrol Industry*, Federation of Gate Security Staff*, Labour Centre of Messologi*, National Federation of Spectacles*, Union of HSAP Employees (city trains)*, Union of Naval employees Piraeus Port*, Federation of Pharmacy Employees*, Union of rented employees of the banking sector*.

Hungary
ATTAC-Hungary, MSZ OSZ

Italy
Altramente Scuola per tutti *, Another Road for Europe, Arci, CGIL, FIOM, Cobas, Firenze 10+10, Labour & Globalization, transform!italia/transform!europe, Sinistra Euromediterranea, Global Project, IFE Italia/FAE

Netherlands
TNI

Norway
Attac Norway, Norwegian social forum, Campaign for the Welfare State, LO i Oslo, Nei til EU Norway, LO i Asker og Bærum, Fellesforbundet avd. 850

Poland
Feminists for another Europe, Attac Poland, August 80, OZZPIP

Portugal
ATTAC-Portugal, Cultra/transform!europe, Fenprof, CGT-P, Precarios Inflexiveis*, UMAR,

Romania
AD Romanian Social Forum, Cartel-Alfa, CSDR, FSLI,

Serbia
USSS Loga*

Spain
ATTAC-Spain, CC.OO. *, ELA, ESK, Intersindical Valenciana, USO, CIG, UGT*

UK
Coalition of Resistance, Red Pepper

Europe
AEDH, Alternative Trade Mandate Alliance, Friends of the Earth, CADTM, CEO Corporate Europe Observatory, ETUC *, EAPN, EPSU, ETF, ETUCE (CSEE), ETUI*, Euromemo, European Alternatives, Europe-Solidarity, Greenpeace Europe, ITUC/PERC, Marche Mondiale des Femmes – Europe, European Network against Financialization of Nature*, PERC*, Praha Spring 2, S2B – Seattle to Brussels, Solidar, Tax Justice Network Europe, Euromarches, Transform ! Europe, ICAN International Citizen Debt Audit Network, Feminists for another Europe, People’s Health Movement,

.

Et pour terminer sur une note plus personnelle mais qu n’est pas sans rapport avec le sujet…

 Mon dieu qu’il ferait bon sur la terre des hommes

Si l’on n’y rencontrait cette race incongrue

[…] Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part (G.Brassens)

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