Manu Militari, je te vomis #LoiTravail #49.3

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Rester au PS devient dorénavant, et de plus en plus,  une honte irrépressible.  Le gouvernement, une fois de plus, a choisi en effet  la voie de la violence, plutôt que celle du consensus, de l’écoute et de la compréhension.

Qui sont les extrémistes, dans l’histoire de ce projet de réforme importante, depuis le début ? Qui en a rédigé les grandes lignes, et a tenté de  l’imposer sans  négociation, avant même d’avoir pris soin de concerter préalablement les syndicats, de manière brutale et verticale, y compris à la Ministre du travail, à peine arrivée ?

Qui a consenti ensuite du bout des lèvres à changer à la marge un ou deux articles pour faire plaisir à Laurent Berger, et acquérir ainsi le consentement de son syndicat déjà acquis à la mouvance libérale ?

Qui a choisi d’employer la répression face à une mobilisation populaire forte, et a envoyé les CRS cogner sur les manifestants,  multipliant les violences policières par son incompétence remarquée de tous, en choisissant de fermer les yeux  ?

Et  qui maintenant choisit d’utiliser une méthode arbitraire, à l’esprit si visiblement anti-démocratique de l’aveu même de ceux qui aujourd’hui défendent cette loi dont l’inspiration est si visiblement d’inspiration libérale ? je n’aurai pas la délicatesse face à quelqun qui en a si peu de ne pas rappeler que fort de cette conviction, autrefois, un certain Manuel Valls a déposé un amendement visant à supprimer le recours audit 49.3… Quelle inconstance, en effet.

Si j’en crois ce qu’en dit Christian Paul à l’issue de la rencontre qu’on eut les « frondeurs » avec le premier ministre, il n’y avait aucune volonté de dialogue ce matin.

En outre, que d’amertume et quel manque de cohérence, et donc de crédibilité ce gouvernement engendre, quand on se rappelle des promesses de la part des mêmes qui excluaient le recours à cette mesure arbitraire.

Je note enfin, devant la prestation pitoyable, indigne et remplie de contre-vérités du premier ministre à l’instant à l’Assemblée nationale, qu’il y a beaucoup d’arrogance, de double discours, de langue de bois à revendiquer l’esprit du dialogue social tout en interdisant aux députés de s’exprimer sur cette loi tant décriée à droite comme à gauche.

Il apparait à présent à beaucoup que ce gouvernement aux abois, acculé comme un rat dans une impasse et d’autant plus prêt à mordre minimise fortement la colère que cette loi entraîne, elle-même n’étant qu’un élément déclencheur d’un fort sentiment d’injustice et de reculs sociaux consécutifs qui risque fort d’aboutir au pire à force de tant d’obstination à vouloir avoir raison tout seul. 

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