Bouzid Saâl, je me souviens #8mai45 de la honte

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Quand on n’a pas une vision purement stéréotypée, nationaliste, raciste,  et méprisante,  mais équilibrée de l’histoire de France, on ne peut pas évoquer le 8 mai sans parler des massacres dits « de Sétif ».  Ce 8 mai 1945 là, à rebours de l’image consacrée sur la libération glorieuse que fêtent les autorités officielles partout dans le pays,  un jeune scout musulman, Bouzid Saâl, brandit un drapeau algérien lors d’un défilé où participent des nationalistes algériens à Sétif, dans le Constantinois, au Nord-est de l’Algérie occupée. Il est tué d’une balle tirée par un commissaire de police, et d’autres coups de feu suivent.

C’est le début de sept semaines d’émeutes dans les villages du Constantinois (Gualma, Kherrata, Oued marsa, etc), réprimées par les autorités françaises, qui se termineront en juin 1945 après avoir entraîné la mort de 20.000 à 35.000 Arabes algériens (sources françaises). « C’est un mouvement spontané d’autodéfense et non une insurrection, comme on l’a prétendu », analyse pour Le Monde Jean-Louis Planche, historien spécialiste de l’Algérie et auteur de Sétif 1945. (source)

Le jour où un gouvernement quel qu’il soit ne se contentera pas de ne fêter qu’un seul versant de l’histoire, celui qui l’arrange, mais reconnaitra également la responsabilité de la France dans cet événement honteux et insupportable, et qu’il commémorera  également cette face cachée là de l’histoire, alors, je pense que notre paix sociale ne s’en portera que mieux.

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