La violence qui vient… #LoiTravail (et le reste)

« l’état veut s’arroger le monopole de la violence, et n’entend pas qu’on le lui conteste » (JM Rouillan, France 2, histoires courtes)

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Les signes s’accumulent qui démontrent que nos « élites », quel que soit leur bord politique, n’ont pas très bien compris ce qui est en train de se passer, et à quel point le ras le bol est en train de franchir  la ligne rouge. Oui, il va falloir « leur faire un dessin« … Nous sommes clairement devant le point d’implosion. La loi travail n’est qu’un déclencheur parmi d’autres   qui vient dire à tout un peuple qu’à la fin, ce sont toujours les mêmes qui gagnent. Beaucoup n’en peuvent plus, et nous sommes de plus en plus nombreux, face à tant d’injustice économique et sociale,  à souhaiter fortement que ça pète enfin.

« Nous sommes tous des casseurs ».

Mais ce gouvernement n’entend rien, ne voit rien ou refuse cyniquement de voir ce qui se trame, ici et là, partout. Pire, niant sa propre violence de classe, qui ne protège que ses seuls intérêts ¹,  il ne répugne nullement à agiter le chiffon rouge devant les acteurs d’une lutte à laquelle certains, pourtant manifestants pacifiques, ont payé un lourd tribu :

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J’ai déjà exprimé ici ce que je ressentais à propos de ce dispositif insupportable, déjà utilisé pour faire passer contre l’avis populaire la précédente régression sociale constituée par la loi Macron :

de l’usage du 49.3 jusqu’au dégoût, pour le plus grand mépris du peuple

Mais cette fois-ci, le contexte est encore plus explosif, et si jamais le gouvernement ne tient pas les promesses du Président, il y aura indubitablement casus belli :

 

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(Signalons au passage que le parjure est un délit, en droit anglo-saxon… Même s’il ne s’applique pas, hélas, dans le cas présent).

Fait inédit, il n’y a plus seulement dans des cercles autonomes ultra-confidentiels que l’on s’interroge sur l’usage légitime de la violence. Nuit Debout, syndicats, partis politiques,  le recours à d’autres moyens d’action et le questionnement sur l’efficacité des luttes politiques et syndicales face à l’illégitimité d’un pouvoir oppressif au comportement de plus en plus anti-démocratique est en train de gagner toute notre société…  N’en déplaise aux tenants de l’ordre établi et à ceux qui ne veulent surtout rien déranger, ces béni-oui-oui, pour qui seul l’état, à présent bras allié d’un patronat à la cupidité sans retenue, est légitime à jouer les casseurs, au propre comme au figuré. Un dernier message à ces gens là : j’entendais hier Bernard Thibault, l’ancien secrétaire général de la CGT, à présent administrateur au Bureau International du Travail, attirer l’attention dans un débat fort instructif à france info sur le constat qui suit. Jamais et nulle part selon lui il n’a été démontré que la réduction des protections des salariés constituée par le code du travail ne contribuait à créer de l’emploi. Bien au contraire, moins il y a de réglementation protectrice, plus il y a de pauvreté et de précarité.  C’est pourtant sur cette base tronquée que ce gouvernement  a tenté de nous vendre la loi El Khomri. ça et une prétendue simplification du code du travail qui au regard des différents remaniements est devenu un argument totalement absurde, tant elle devient une usine à gaz, comme la loi Macron.

Alors, maintenant, ça suffit. Retirez là, dernière sommation. Sinon, ça va saigner…

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¹ on a tous vu pendant les manifestations ce que protégeaient les forces de l’ordre : les banques, les grands magasins, pas les êtres humains, et encore moins ceux qui souffrent et protestent à juste titre.

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