Exploration liminaire de la pathologie mentale d’un libertaré ordinaire, Daniel Tourre alias @Bastiat2022

medium_daniel_tourre_Affiche

Une certaine secte qui fait du libéralisme une doctrine indépassable malgré les dégâts sociétaux et environnementaux qu’elle occasionne dans le monde, au point d’en entraîner la chute dans l’abîme de la destruction planétaire,  est en train de « virer grave » dans la propagande complotiste. L’un de ses agents oranges, Daniel Tourre, ci-dessus, animateur d’un collectif dénommé Antigone, qui milite pour la disparition de l’Etat (rien que ça…) s’est rendu coupable de ce tweet plutôt infect :

Alors, j’ai voulu savoir quel genre de pathologie psychique pouvait entraîner dans une telle ignominie négationniste légitimant les propos de l’antisémite notoire dont le nom de scène tristement connu est Dieudonné. Fort probable que l’argumentation de base, l’une des marottes de ces gens là,  soit celle de la liberté d’expression, qu’ils brandissent tout particulièrement quand il s’agit de justifier le pire, et non le meilleur que seraient les valeurs fondamentales de l’humanisme et la défense des droits humains. Alors qu’ils jouent sur la racine du mot libéralisme pour prétendre qu’ils défendent les libertés, ce qui relève de l’escroquerie pure, il est assez comique de les voir s’enfoncer dans leur hypocrisie lorsqu’ils s’en servent pour attaquer la défense des droits humains, comme c’est en l’espèce le cas de Monsieur Tourre. Je suis assez habitué je l’avoue à ce genre de tours de passe-passe rhétorique, qui me voit assister trop souvent à leurs attaques virulentes  des lois contre le racisme, à l’instar de leurs cousins d’extrême droite, avec lesquels ils se confondent sur ce plan là. En France, celles-ci se basent sur la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, le code pénal, la loi n°72-546 du 1er juillet 1972 sur la lutte contre le racisme,  et la loi Gayssot de 1990 qui réprime également la négation des crimes de guerre nazis. C’est cela précisément que cet ultra-libéral confusionniste attaque dans son tweet. Il me suffira de répondre simplement à cette autre obsession qui est celle de vouloir protéger à tout prix les porteurs de haine (ce qui apparait pourtant tout à fait incompatible avec toute vie en société libre), de rappeler l’une des évidences lumineuses de l’un de mes instituteurs d’autrefois : « la liberté des uns s’arrête là où commence celle de autres », et notamment de ne pas être inquiété en raison de sa race, de sa religion, de son engagement politique, de sa profession, de son statut social, ou de ses orientations sexuelles, si elles se déroulent entre adultes consentants.

Mais en continuant d’explorer son compte twitter, il m’est  apparu évident que le Monsieur semble souffrir de paranoïa et de troubles obsessionnels compulsifs qui lui font ramener systématiquement tout ce qu’il voit et vit à l’inffluence souterraine et obscure du communisme historique.  Une pensée complotiste somme toute assez classique, qui procède par amalgames totalisants. Il suffira de remplacer juifs par communistes, à moins que dans l’esprit troublé de ce Monsieur, futur patient particulièrement intéressant à étudier, les deux ne se confondent… Un autre exemple de son anticommuniste pathologique m’a été apporté par exemple par ce genre de tweet :

Capture

Voilà qui prouve assez le caractère délirant et si peu rationnel de la pensée (si tant est que l’on puisse appeler cela ainsi) de ce genre d ‘individus et démontre le sens un peu trop exclusif de leurs obsessions. Car si  toute presse subventionnée est presse d’état, et donc le diable absolu de ces esprits névrosés, j’ai envie de dire alors « Bingo ! Allons y », et supprimons toute aide d’état à la presse française. Et adieu ou diable les torchons qui portent la pensée libérale… c’est à dire la plupart. Ne resterait plus que les journaux ou sites d’information qui parviennent à l’équilibre financier, et ledit petit libéral compulsif se verrait n’avoir pour toute lecture quotidienne que… Médiapart. Comme je rirais  !

Il suffirait de fouiller encore un peu, si tant est que j’en éprouve le besoin (pas envie de vomir d’avantage que ce n’est déjà le cas !) dans le fil d ‘actualités du compte Twitter de ce libertaré pour tomber immanquablement sur des diatribes sans fin sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la gauche.  Socialisme,  action sociale,  défense des droits humains, lutte contre le racisme, le sexisme et l’homo ou la transphobie, syndicalisme, lutte contre la pauvreté et la précarité… Tout un éventail de repères diaboliques qui les fait entrer en transe immanquablement. C’est à ça qu’on les reconnait. Faut voir leurs gesticulations haineuses dès qu’une grève leur fait perdre tout sens de l’amour propre et du ridicule.  Et dire qu’ils prétendent, ces tartuffes, défendre la liberté. Mais attention, hein, pas celle de tous… Seulement celle de ceux qui ont de l’argent, et peuvent faire taire toute protestation sociale alors ? Pensée moisie, d’un autre siècle, qui excuse voir légitime toutes les dominations. Aussi, se contenter de démonter l’escroquerie politique, intellectuelle, que constitue le libéralisme, une doctrine radicale et extrêmiste qui se dissimule sous les habits de cour, de caste et de scène du pragmatisme alors qu’il n’est qu’idéologie,   et passer à autre chose de plus vivifiant. « Monsieur Tourre, je ne vous salue pas. Vous n’êtes qu’un fat et un coquin « 

7 commentaires sur “Exploration liminaire de la pathologie mentale d’un libertaré ordinaire, Daniel Tourre alias @Bastiat2022

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  1. Il faudrait vraiment que tu varies tes sources, ne serait-ce que pour éventuellement recouper les informations et puis, ce temps perdu à fouiller les poubelles, je ne comprends pas …

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  2. Ce genre de « libéralisme » fanatique a une double nature. Une face folklorique, qui a trouvé un terrain favorable aux Etats-Unis, et qui procède d’une phobie ridicule de l’Etat, et une face radicale et bien moins sympathique, qui émane des milieux américains qui n’ont pas digéré la fin de la guerre froide ainsi que l’instauration des Droits Civils.
    La réaction de cette secte face au racisme est très éclairante.
    On nous dit qu’il faut relativiser le phénomène et que les personnes qui ont des comportements font simplement preuve de « bêtise » ou d’ « indécence ». On cherche à dé-politiser le phénomène raciste au nom d’une approche romantique de la « main invisible » d’après laquelle il ne saurait y avoir de comportement déviant auquel une pression de l’environnement ne saurait poser des limites plus efficaces que la sanction légale. A ce titre, le romantisme ultra libéral en vient à considérer les racistes comme des déviants marginaux, seuls contre tous (et face à l’Etat) et la punition légale comme une forme de censure qui porte atteinte aux droits naturels de l’individu.
    Quand il sont confrontés aux conséquences collectives et historiques du racisme, à ses enjeux culturels et politiques, ces néolibéraux furibards basculent dans un autre genre d’argumentation (voir ici ce qu’en dit leur idole Ron Paul), qui consiste à condamner le communisme par racisme interposé. Plus précisément, le racisme ne pouvant être pensée dans leur cadre conceptuel, ils y voient le résultat du démon communiste, en prétextant qu’un raciste est un communiste puisqu’il croit en l’existence de races surplombant les individus, comme les communistes croient en l’existence des classes.
    Ici, deux interprétations sont possibles.
    Soit on a affaire à des idéologues hors sol, parfaitement ignares en toutes sciences sociales et raisonnant avec des schèmes de pensée sectaires issus de la guerre froide, soit on a affaire à une forme pervertie du libéralisme.
    J’opte pour la seconde solution.
    En effet, toute la littérature américaine de ce courant « libéral » est influencée par une approche biologisante de la vie sociale, un darwinisme social, dont elle n’est qu’un avatar.
    A ce titre, les chances sociales d’un individu sont vues comme vues comme le résultat (en première instance) d’éléments extra économiques (son qi ou son énergie héréditaire), qui s’exprimera d’autant plus librement que le marché est libre.
    A ce titre, de la même manière que l’impôt est vu de manière paranoiaque comme une intrusion presque physique dans l’intimité de l’individu (l’état empêche le « bon » adn d’accéder aux fruits auxquels il a droit), l’anti racisme juridictionnel est considéré comme une agression fondamentale car, d’un côté, il est suspecté d’être un alibi pour ceux qui appartiennent aux « mauvaises races » et recherchent des avantages indus, d’un autre côté, et plus fondamentalement, le libéral fanatique entre en sympathie avec le raciste dont on sait que la pathologie est de nature propriétaire: le raciste a peur qu’on lui vole son identité, et comme l’enseigne Levinas, a une phobie de l’indifférenciation.
    Ce genre de libéralisme est extrêmement minoritaire en France, ce qui explique la virulence et le ridicule de ses manifestations. Toutefois, on doit y jeter un oeil car de fâcheuses connections sont à craindre entre cette forme déviante de libéralisme et des forces politiques autrement plus décomplexées, en quête de relégitimation intellectuelle.

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  3. @ecointerview : beau et riche commentaire, dont les nuances me plaisent. Il convient en effet de considérer le libéralisme dans son contexte américain du nord, difficilement transposable en France, et en Europe, sans un choc culturel fracassant et choquant, qui ferait fi de toute action sociale, et de toute considération pour les plus démunis. On voit bien ce que ça donne, aux states… Racisme, pauvreté et précarité généralisée, sous culture, un idéal enviable ? Quand à considérer que les racines du racisme seraient inclues dans l’idéal communiste, je ne comprends pas bien, sauf à sombrer dans des théories complotistes débilitantes et aliénantes.

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  4. Au contraire, @GdeC

    déjà, arretons de comparer « les Etats Unis » à « la France ».
    Les Etats Unis se comparent, en terme de diversité de situation économique et institutionnelle, à l’Union Européenne, ou la Californie à la France.

    Ensuite, ce qu’on appelle le libéralisme américain a des racines bien européennes, françaises (Bastiat) ou Autrichiennes (Hayek).

    Enfin, sur le fond, sans meme mentionner le fait que certains représentants célèbres du courant communiste comme Che Guevara étaient d’authentiques racistes assumés, c’est à dire des gens adeptes de l’essentialisation sur des critères ethniques, pourquoi ne pas se demander à quelles politiques le Rousseauisme ambiant ont conduit, ici en France ?

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