Pour la droite, les pauvres n’ont qu’à crever dehors, alors ?

indexAprès le billet de ce matin sur la colère des bourgeois du 16ème, savamment et cyniquement instrumentalisée par Goasguen, abordons à présent le sujet de fond de ce dossier du logement social sous un angle plus sérieux que le simple petit confort personnel de ces bourgeois sans intérêt, gavés de haine sociale. Pour connaitre plutôt bien le sujet de l’hébergement d’urgence, je sais combien il est difficile malgré le dispositif législatif contraignant,  dans l’intérêt du demandeur assez vulnérable comme cela,  de trouver un logement même ponctuel pour certaines catégories de population qui n’ont plus de logement. Aussi, quand j’ai vu cet article sur Respect mag selon lequel « De plus en plus de femmes à la rue ne trouvent pas d’hébergement, selon le 115« , je ne pouvais manquer de vous en faire part.

Le taux de non-attribution pour les femmes seules, de 40% dans ces 45 départements, est en très forte hausse à Paris (+52%), « en grande partie » en raison de l’ »absence de places suffisantes dans les structures », selon la Fnars.

Ancien professionnel de ce secteur, je confirme. Dans le département où j’œuvrais alors, il n’y avait qu’une seule structure qui acceptait de recueillir des femmes, une petite vingtaine….  Bien loin de la demande potentielle ! Et si l’on s’intéresse aux familles, « … ce taux de non-attribution est même de 58% », précise la fédération.(FNARS) :

Au total, au mois de février, près de 10.000 personnes ont sollicité le 115 sans succès. Pour celles qui ont eu une réponse positive, la solution reste très précaire: 82% des attributions de places en structures hivernales couvraient des séjours d’une nuit seulement  (alors que la loi en impose  minimum…).
Et compte-tenu des difficultés économiques et sociales que connait notre pays, cela n’est pas près de s’arranger… Mais des gens aisés dans leur petit cocon du 16ème préfèrent  donc interdire à la réalité de faire irruption dans leur  égoïsme… Faudra-t-il que la mobilisation sociale collective soit plus forte, et que les manants que nous sommes se fassent plus agressifs pour leur faire rendre gorge ? Cette situation est insupportable et il est de notre responsabilité collective que chacun participe à l’intérêt collectif selon ses possibilités humaines et financières. On ne peut pas d’un côté défendre son petit pré carré qu’est un ghetto de riches et de l’autre voter à droite,  pour moins de dépenses sociales, sous peine de perdre toute crédibilité, et se voir légitimement demander des comptes…  J’ai dit.

 

3 commentaires sur “Pour la droite, les pauvres n’ont qu’à crever dehors, alors ?

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