#elkhomri : #Valls nous prend encore pour des con(ne)s #onvautmieuxqueça

Valls vient d’annoncer le report de quinze jours de la loi El Khomri, le temps dit-il de consulter les partenaires sociaux…  Que ne l’a-t-il fait avant, plutôt que de nous asséner un texte aussi déséquilibré, qui ne prend en compte que les droits des seuls employeurs, plutôt que ceux des salarié(e)s ? Ceux-ci ne devraient-ils  pourtant pas attirer toute son attention, s’il était véritablement socialiste ?  (Ce que plus personne ne croit, hormis quelques aficionados libéraux aveugles et imperméables à toute argumentation…). Personne n’est dupe de cette manœuvre, qui ne sert qu’à faire retomber la mobilisation sociale, face à une manifestation, le 9 mars, partout en France, qui les dépasse tous, syndicats comme gouvernement, et PS…. La colère est palpable. Et ce n’est pas en reculant l’examen de ce projet en conseil des ministres, juste histoire d’obtenir l’assentiment du syndicat de compromission qu’est la CFDT, en enlevant une virgule par ici et une mesure par là, comme tout le monde s’y attend, qu’on nous fera taire. Ce projet est inacceptable. Le mépris dont font preuve ces gens en continuant de marteler que si nous sommes contre, c’est que nous ne l’aurions pas compris est tout aussi insupportable, à l’heure d’internet, et renforce notre détermination de faire tomber ce texte.

« Il faut lever un certain nombre d’incompréhensions, il faut expliquer, répondre à toute une série de fausses informations qui sont données sur ce texte. Donc, nous allons nous donner quelques jours supplémentaires avant le passage en Conseil des ministres, une quinzaine de jours sans doute », a déclaré le Premier ministre depuis le Salon de l’Agriculture.

Ce n’est pas d’un report dont nous voulons, mais d’une suppression. On ne construit rien de positif sur des bases aussi pourries, et une idéologie aussi détestable dans sa négation manifeste  des plus modestes. Ainsi, je me demande fortement, lorsqu’on parle de consulter les « partenaires sociaux », si ceux-ci incluent les associations de chômeurs, pourtant les premiers concernés quand on parle de « faciliter les licenciements »? Ce serait la moindre des choses, le moindre des respects envers celles et ceux qui, au moins eux, savent de quoi ils/elles parlent…