et @CarolineFourest, par le pouvoir d’un mot, recommence sa vie….#islamophobie #Pegida

 

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je veux bien entendre, Madame la pédante,  que le terme d’Islamophobie au sens strict ne soit pas approprié.

je veux bien entendre en effet qu’il s’agit de se montrer précis quant au choix des mots, et que celui-ci, précisément,  relève de la peur d’une religion, alors qu’il conviendrait dans un pays laïc de pouvoir en accepter la critique.

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Pourtant, quand je lis ce qui précède, connaissant comme je connais cette faune majoritairement grossière, inculte et purulente dont c’est le fait caractéristique, et que je vois écrit  que la définition d’une phobie est un  « symptôme prévalent des névroses obsessionnelles, caractérisé par une réaction d’angoisse ou une répulsion ressentie devant le même objet, la même personne ou une situation bien déterminée », je me dis qu’il y a pourtant bien là, une grande part de vérité. Ils/Elles devraient consulter, de toute urgence. Il suffit pour appuyer mes dires de constater comment les racistes dont il s’agit réagissent à la vue d’une simple  djellaba ou d’un tchador…   Ces gens sont littéralement inaccessibles au discours rationnel, ce n’est pas faute d ‘avoir essayé… Ils sont en proie à leurs seules émotions négatives, et rien ne semble parvenir à les extraire de leur univers pathologique fait de grand envahissement, de colonisation de la France (de l’Europe, même !), de collabos, de racines chrétiennes de notre pays, de  socialopes, d’islamo-gauchistes, de gauchiasses, de muz et  autres items figés dans le temps et l’espace de leur délire affligeant. Aussi, bien que votre observation puisse vous paraître nécessaire, je me dis quant à moi qu’elle m’apparait bien dérisoire, en regard de la réalité du racisme dans notre pays.  De plus, l’usage d’un mot ne saurait appartenir à une seule personne, un seul cénacle, même éclairé. C’est trop tard. Il nous échappe. Et quand on l’emploie, on sait trop bien ce qu’on y met, quand bien même, comme moi, on serait athée, et qu’on se réserverait également le droit de conspuer malgré tout les atours d’une religion dont ses adeptes ont parfois un discours si éminemment sexiste et homophobe, quand ce n’est pas raciste, tout ce contre quoi je lutte, de toutes mes forces. L’obstacle purement conceptuel, puisque sémantique, de ce seul mot ne saurait m’interdire de le dire. Et donc, sachant ce que je sais, et qui je suis, bien que prenant en compte votre remarque, je ne peux m’empêcher à sa lecture de comprendre le profond agacement, voire l’agressivité et l’incompréhension que ce tweet a provoqué, et le sentiment obscur qu’il semble excuser et minimiser le phénomène que Pegida recouvre. Et de cela, je vous suis comptable. Beaucoup auraient en effet préféré je crois, venant de vous, que vous condamniez un peu plus fermement ce mouvement raciste et xénophobe, plutôt que de reprendre la cantonade  sur un mot. CQFD.

 

4 réflexions sur “et @CarolineFourest, par le pouvoir d’un mot, recommence sa vie….#islamophobie #Pegida

  1. Et pourtant … elle a sans doute longtemps tourné sa langue dans sa bouche la Caroline .
    Nous sommes donc d’accord tous les trois sur la différence entre le sentiment de peur traduit par l’islamophobie et la haine traduite par « anti musulman ».

    La haine est pire que la peur (même si elle se sert de la peur d’autrui pour stigmatiser) et dire de Pegida, et des racistes « actifs » et/ou prosélytes, qu’ils sont effectivement racistes, vecteurs de haine, comme le dit l’essayiste en fait des personnages bien pires que toutes celles et ceux dominé(e)s ou motivé(e)s par la peur, la méconnaissance de l’autre.

    Mâme Michu va voter FN car elle a peur (de la différence, de devoir se remettre en question etc) tandis que Lionel rejoindra les identitaires pour casser du migrant.

    Je pourrais tenter de dialoguer avec la première…

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