Michel #Onfray : l’ultime consécration #antifa

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On connaissait déjà la lente dérive de ce « penseur » autrefois classé à gauche, puis libertaire, qui par le biais de ses réflexions identitaires (dont j’ai déjà clairement exprimé ici ce que j’en pensais), l’amène de plus en plus à côtoyer l’innommable. Jusqu’à se retrouver dans un magazine d’extrême droite. Et voilà qu’on le retrouve à présent en Une d’un site particulièrement apprécié des souchiens. Il pourra toujours dire qu’on ne l’a pas compris, qu’il y a un malentendu, qu’il est victime d’un ostracisme de la part de barbares « islamo-gauchistes », ce faux concept de néo-cons qui ne veut absolument rien dire. Et c’est pas faute d’avoir essayé de me le faire définir par la réacosphère… Résultat : aucune réponse. CQFD. En tous les cas, réussir à se voir monter en épingle par un tel site nauséabond, voilà qui constitue un exploit, pour un philosophe… des lumières ? Oui, peut-être, mais alors de ceux qui ne l’ont pas à tous les étages.

3 réflexions sur “Michel #Onfray : l’ultime consécration #antifa

  1. Je ne viens pas défendre Onfray, dont je me fiche, mais attention ! Fdesouche est un portail plutôt qu’un site et reprend vidéos, photos et textes parus ailleurs. On a parfois de grosses surprises en consultant un moteur de recherche. Toute personne un peu connue, susceptible de drainer des pages vues, peut être reprises par fdesouche si le thème traité l’intéresse.

    En ce moment je vois passer chaque jour sur mon moteur des trucs sur les migrants dont le contenu ou le signataire n’est pas forcément attaquable selon nos idées. Et qui sont pourtant repris par fdesouche. Par exemple un journaliste qui annonce dans son article les chiffres détaillés du nombre d’arrivants sur l’ile de Lesbos peut fort bien être repris par fdesouche.

    Leur but est d’avoir un max de pages vues. Pour cela il pompent beaucoup. En espérant bien sûr convaincre de leur idées en se faisant lire de gens qui ne sont pas a priori sensibles à leurs idées. Si on regarde bien la copie que tu nous soumets, c’est le Corriere della sera qui a publié cet entretien d’Onfray et pas fdesouche qui ne fait que reprendre…

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  2. @ Partageux

    À quoi on pourrait répondre, en paraphrasant je ne sais plus trop qui, qu’il ne fallait pas mériter d’être repris par ce site ;°)

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  3. L’article original est effectivement du Corriere della sera, c’est écrit dessus.
    Là où je n’étais pas d’accord avec ce que tu écris, c’est parce que tu présentes une version tronquée de l’article.
    Il y avait plus bas des explications qui atténuent beaucoup ce que tu veux faire passer.
    Onfray à raison : en France, il devient difficile de parler de l’Islam sans passer pour un islamophobe. Et quelque part, ta réaction y contribue.
    Quand Houellebecq dit qu’on vit déjà sous cette tyrannie, c’est de celle-ci qu’il s’agit. Si la moindre critique, le moindre propos est taxé d’islamophobie, alors il est effectivement impossible de parler de l’Islam.
    Onfray a été l’un des premiers à affirmer que la France était éminemment islamophobe.
    Nombre de ses discours traitent de la question de l’Islam historique, des écrits du Coran, dont certains sont effectivement très violents. Et ce au même titre que la Bible judéo-chrétienne.
    Le dire n’est pas de l’islamophobie.
    L’islamophobie, c’est de faire un amalgame entre ceux qui instrumentalisent la violence des textes et les musulmans qui ont reçu cette croyance en héritage. Ce ne sont pas les mêmes !!
    Enfin, et je concluerai là-dessus : les civilisations ne disparaissent pas, elles évoluent, elles se transforment. Le brassage entre l’Occident et l’Islam a commencé depuis 14 siècles, contribuant à modifier l’un et l’autre. De ce brassage, certains ressentent une frustration : en France, les fachos, en Orient : les Al Qaïda et autres Daech. Ce sont les extrêmes, ils se valent, il faut les combattre.
    Et puis il y a l’immense majorité de ceux qui veulent vivre tranquillement, mais cela passe par l’acceptation de ce qu’est la culture de l’endroit où l’on vit.
    Quand des français partent s’installer au Maghreb, personne ne leur demande de se convertir. En revanche, ils doivent se conformer à une façon de vivre, respecter certains codes (je n’en parle pas « en théorie » : j’ai de la famille au Maroc) : se tenir par la main ou s’embrasser dans la rue, il vaut mieux éviter. Ne pas couvrir ses cheveux c’est pareil.
    Il en va de même pour les musulmans qui viennent s’installer en Occident : ils doivent se conformer à notre cadre de vie. Depuis des centaines d’années que l’Islam existe en France, celui-ci évolue pour devenir compatible avec notre république. C’est le rôle des institutions musulmanes en France que de contribuer à actualiser toujours l’Islam de France.
    Si la République décide que le port du voile est interdit, y a pas à discuter. Quand la République dit que les femmes et les hommes sont égaux en droit, une femme musulmane qui vit en France peut revendiquer ce droit vis-à-vis de sa famille et décider de ne plus subir le joug d’un homme (son père, son frère, son mari…). La loi la protègera dans le cas contraire.
    Du coup, cet Islam sera peut-être dénaturé par rapport à un Islam plus rigoriste de la péninsule arabique. Ben c’est comme ça.

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