Halte au grand n’importe nawak législatif !

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On a rarement vu pareille surenchère dans la criminalisation de tout et n’importe quoi. Cela en devient particulièrement grotesque, et nos « élites » (sic) dirigeantes sont en train de se ridiculiser comme jamais. Rien que ces derniers jours, j’ai vu passer une  proposition de sanctions pénales contre la diffusion de fausses informations lorsqu’elles génèrent du buzz sur Internet, en particulier quand il s’agit de hoax (canulars) à caractère politique,  » lorsqu’ils sont suffisamment bien élaborés pour avoir connu du succès sur les réseaux sociaux« . (Le Gorafi a du souci à se faire…).  J’ai vu également, tout aussi ridicule, une proposition de loi visant à sanctionner par tout moyen et quel qu’en soit le support ceux qui alertent de la présence de contrôleurs dans les transports en commun. Cela va même beaucoup plus loin, le but de cette loi étant de combattre les fraudeurs par des mesures totalement ubuesques et disproportionnées (voir ici).  Mais le comble du ridicule et de l’inutilité a été atteint par un groupe de députés LR qui a déposé, tenez vous bien, un amendement pour nous obliger à appeler Internet…  « l’internet ». voilà qui confirme assez si besoin en était que nous avons la droite la plus bête du monde.   Pour le coup, je me suis renseigné sur les propositions de loi les plus grotesques, et suis tombé sur cet article de l’ année dernière. Manifestement, elles sont légion. Personne n’a encore pensé à un projet de loi pour interdire aux députés de déposer des projets de loi ridicules, et plus largement  contre la surenchère législative ? STOP ! ça suffit comme ça ! Mais comment font les juges pour s’y retrouver ? Halte aux cadences infernales !

 post-scriptum : à peine quelques jours après la publication de ce billet, il convient d’y ajouter ce grotesque amendement à la loi numérique qui propose… d’interdire les liens hypertexes…. On nage en plein délire.