L’arabe du futur défend la parité #WomenDoBD

Comme il est savoureux  et amusant d’observer du coin de l’œil, l’air de rien,   que c’est l’auteur de la  BD « l’arabe du futur », Riad Sattouf qui, parmi les plus médiatisés d’une polémique naissante, contribue à sa façon à l’évolution sociale de la France, dans son domaine : la Bande dessinée. Voilà qui n’est pas dénué d’humour et d’ironie du sort, comme un clin d’œil aux illuminés religieux, racistes et sexistes en tous genres,  volontiers massés à droite, et à ses extrêmes, qui nous pompent l’air en ce moment, alors qu’ils ne sont qu’une minorité. C’est en effet par lui notamment, qu’est arrivé le scandale d’un palmarès de festival de la BD trop exclusivement masculin. En effet, il suffit de consulter la liste des nommés au Grand Prix du Festival d’Angoulême 2016 (1er tour de vote du 5 au 13 janvier 2016) pour constater que n’y figure aucune femme. Pire, en regardant l’historique de ses grands prix, il faut remonter jusqu’en 1983 pour y trouver une femme, Claire Bretecher, et encore n’était-elle pas seule, puisqu’elle partageait ce grand prix spécial 10 ème anniversaire avec un certain Jean-Claude Forest … Voilà qui n’est pas très étonnant dans un milieu à dominante si masculine dans lequel règne un peu trop la cooptation… Aussi, Riad Sattouf (mais il n’est pas le seul) a décidé de retirer sa candidature au profit d’autres dessinatrices tout aussi méritantes. Un geste noble qu’il convenait de saluer comme il se doit. Une polémique utile en tous cas,  beaucoup moins stérile que d’autres (suivez mon regard...) qui semblent quant à elles nourrir des médias désœuvrés et qui ont perdu tout sens des priorités Cette contestation là a le mérite de lancer le débat dans un domaine qu’on aurait pu croire plus ouvert et moins sexiste.

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