cumul de mandats et conflits d’intérêts : loin des paroles, les actes.

En réalité, nous sommes loin des postures morales officielles des représentants de partis, dans lesquelles le PS se fait le champion de la lutte contre les cumuls de mandat, et Les Républicains qui en demandent démagogiquement le retour, jusqu’à vouloir supprimer la loi adoptée qui sera effective en 2017. Le cas le plus célèbre est celui de Le Drian, qui m’a tant fait pester. Mais  ma mémoire en retient deux autres, opposés, suite aux élections des présidents de conseils régionaux d’hier. Pour contredire les belles déclarations des uns et des autres, deux exemples : dans ma région grand est, l’Acal, Philippe Richert (LR-UDI) a déclaré hier se consacrer exclusivement à sa région, sans aucun autre mandat. Dans la région ALPC (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente), Philippe Rousset (PS) quant à lui, droit dans ses bottes et sans le moindre scrupule ni égards pour la position de son parti (et encore moins pour la démocratie et pour la réduction de l’abstention), nous annonce tranquillement qu’il cumulera présidence de région et mandat de député. Ben tiens,  pour quoi pas… Faut pas se gêner…   J’ai honte pour lui. Vous comprenez pourquoi cela me fait bondir, et que je prends du temps pour y consacrer un billet ici, ou bien ?