Penser et agir contre les ennemis de nos libertés (part.2)

… En ce moment, j’ai parfois l’impression fugace  de mieux comprendre ce que ressentaient nos aïeux au moment d’autres guerres, en d’autres temps, sous un autre mode de propagande… qui bien sûr n’a rien à voir avec celle évoquée dans la 1ère partie de ce billet.   Ce style 1930 parait peut-être démodé, mais ne m’en semble pas moins quant à moi  tout aussi ridicule que celui pratiqué actuellement par ce gouvernement là.  Et je ne saurais gober toutes les fadaises qu’on tente en ce moment de nous rentrer de force à grands coups de médias non critiques dans notre cerveau sur-saturé d’informations…  quand il nous en reste un, tant le matraquage est grand. Il  se doit tant d’être publiquement si entièrement disponible à la menace djihadiste, sans aucune autre préoccupation politique autorisée, que l’on se demande si on a encore le droit de penser… Si l’on est un bon français, on se doit apparemment d’être entièrement soumis à la peur, et rien d’autre. Sans quoi, on est un bien mauvais patriote. Surtout ne pas penser, ne pas agir, ne pas tenter de démêler le vrai du faux. Seulement subir, et obéir à l’injonction outrancièrement médiatisée du moment. Seul acte de résistance légal, encouragé en haut lieu : aller boire un verre en terrasse, histoire de renforcer sans doute,  en un bel élan patriotique, l’industrie du vin et d’autres alcools. Surtout ne pas sourire, eu égard au beau geste de solidarité que cela constitue envers les victimes du  13 novembre, fauchées dans l’innocence de cette paisible occupation conviviale à laquelle je souscris toutefois. Mais. Cela ne me suffit pas. Ne pas laisser les terroristes gagner, c’est aussi ne pas céder à la peur et à la coercition dans tous les actes de notre vie quotidienne, et cela d’où qu’elle vienne.   Refuser le terrorisme, c’est aussi refuser de nous voir dicter notre manière si personnelle de ressentir, de penser, de comprendre,  et d’agir. Et sur ce point là, je considère que le gouvernement fait fausse route. Quelle terrible méprise que de prétendre défendre nos libertés en les restreignant de manière aussi ostentatoire et de surcroît à la gueule du client, sans discernement ni échelle de priorités respectables ! Notre pays mérite mieux que cette soumission généralisée au diktat de la peur et de l’autoritarisme qui lui est consubstantiel …