De la coupable indulgence du Ministère de l’intérieur pour les rassemblements fascistes

L’état d’urgence, oui, mais pas pour tout le monde…

Ce genre de deux poids, deux mesures, commence à m’agacer sérieusement. Alors que de nombreux rassemblements d’antifas, libertaires, gauchistes, écologistes, et autres défenseurs de nos libertés fondamentales sont interdits ou supprimés depuis les attentats du 13 novembre, cela fait déjà la deuxième fois (et encore, je ne sais pas tout..)  que j’apprends que des rassemblements de petits fachos racistes, extrémistes et identitaires, quand ce ne sont pas carrément des nazis, se produisent dans notre pays malgré l’état d’urgence. La dernière fois, c’était à Pontivy, où plusieurs centaines d’identitaires ont lancé des slogans hostiles aux migrants, propagé bruyamment leur flot de violences et leur haine, et ont tabassé un marocain sous le seul prétexte de son apparence…. Ce qui a entraîné une levée de protestations des habitants qui ont lancé une pétition pour refuser ce genre de délires de violence xénophobe.  Cette fois, c’est à Rungis, ou 350 de ces cinglés de la « race blanche », venant de toute l’Europe se sont réunis, malgré l’interdiction préfectorale… C’était à l’occasion d’un congrès européen du Gud (Groupe Union Défense), bien connu pour ses actions violentes et racistes, et dont proviennent plusieurs petites frappes  affairistes notoires qui se goinfrent sur le dos du FN, malgré leurs multiples condamnations.  Aube Dorée, Casapound, parti fasciste italien, Nation, un mouvement identitaire belge prônant la remigration, le Mouvement d’action sociale (MAS), mouvement identitaire, Hogar Social,  organisation nationaliste identitaire espagnole, fans de la Wehrmacht et de Jean-Marie Le Pen, nazis pas vraiment néos qui arborent au travers de tee shirts, tatouages ou lectures diverses et variées leur fascination pour Hitler, tout le folklore de cette pègre violente et raciste prônant (comme Marion Maréchal Le Pen et ses déclarations récentes sur la supériorité de la race blanche et chrétienne) était présente à Rungis. Et je m’interroge alors sur la politique du gouvernement vis à vis de ces mouvements violents qui partout où ils vont sèment violence et terreur, et ne reculent nullement aux coups de poings et aux « ratonnades »… (beurk !) Alors qu’ils agissent dans la plus totale illégalité, qu’ils agressent, vandalisent et font eux aussi l’apologie du terrorisme (bien que ce soit d’une autre manière et dans une autre orientation que celles actuellement reconnues), on les laisse se répandre, s’exhiber et attiser les tensions inter-communautaires jusqu’à quand ? On attend qu’il y ait des morts, avant d ‘agir ? Cette étrange passivité des pouvoirs publics envers ces individus malfaisants m’insupporte au plus haut point.