Utiliser l’état d’urgence pour écraser toute subversion, une idée de gauche ?

Au risque de choquer les bonnes âmes (je m’en fous, mais d’une force !), je dirai conformément à la sagesse populaire – à laquelle je prête une attention  particulière – qu’ « à quelque chose, malheur est bon« … Les attentats de ce vendredi 13 permettent ainsi au gouvernement de faire passer tout un tas de mesures plus ou moins supportables qui auront pour effet, sans efforts, ni vu ni connu,  d’étouffer toute opposition, en opérant un virage extrêmement droitier. Plus aucune subversion ne sera tolérée. Ainsi, on songe à museler la presse, avec l’appui de la droite dure. On va s’attaquer aux sites et associations qui pourraient porter des menaces  de troubles à l’ordre public (ce qu’il conviendrait encore de définir, tant ce mot est à géométrie variable…).   On interdit toutes les manifestations sur le climat.  On stigmatise les no borders, les désignant à la vindicte populaire pour détourner l’attention du grand public sur les véritables responsabilités… Le contrôle aux frontières est rétabli pour limiter le nombre d’opposants à la Cop21, réduits à la caricature fantasmée de l’image des blacks blocs… On propose une loi qui permettra de saisir des données directement sur le cloud. Et l’expert en com attitré de Hollande s’enorgueillit de la hausse de popularité du président de manière particulièrement indécente. What else ? j’en oublie, où je continue ? Du pain béni, vous dis-je. Et les français d’applaudir… Des moutons. Ils en reviendront. On n’a pas fini de déplorer les bavures, les violences policières malgré le bel unanimisme actuel à leur gloire, les atteintes à la liberté d’opinion et de réunion. Mais puisque c’est pour la bonne cause, je ferais probablement mieux de me taire… avant que mon blog ne soit fermé pour trouble à l’ordre public 😉  Quoique. je ne risque pas grand chose : je ne suis pas musulman…