« On a vu Salah Abdeslam à Dieulouard » ! – Paranoïa, phase 1 #ParisAttacks

Un certain collègue blogueur s’est cru autorisé à titiller notre « extériorité » vis à vis de la « centralité » de la capitale (on serait donc tous l’étranger de quelqu’un, même dans les sentiments, les émotions ?)   en se demandant si les attentats de Paris concernaient aussi « les provinciaux » de manière aussi intense qu’un Parisien.  Le provincial sensible et parfois susceptible que je suis lui répondra donc par cette anecdote assez signifiante.  Après la vague de panique monstre qui a touché la Place de la République dans le Marais et aux alentours dimanche soir, suite à une explosion… d’ampoule, nous avons pu assister près de chez moi à une réplique sismique puissance 3 du même ordre, que décrit « le Parisien » de chez nous (qui se nomme lui  « Est Républicain ») :

Capture

la suite est ici

Il est à craindre que ce genre d’événements ne se reproduisent un peu partout dans les jours qui viennent dans notre pays et dans ceux qui lui sont proches, compte-tenu de la violence des faits, et de leur immense retentissement psychologique dans la population. Un psychiatre de ma connaissance me confiait d’ailleurs lors des événements de Charlie Hebdo que les émotions consécutives à ce genre d’événements doivent être prises au sérieux, et qu’il était important de les exprimer, si nécessaire en se faisant accompagner par un professionnel pour les sortir de soi, plutôt que de les nier, les enfoncer au fond de soi, ce qui serait plus désastreux.   Il m’apparait donc que sur ce registre, ces monstres n’ont pas seulement touché Paris. Et cela d’autant plus que de nombreux provinciaux ont perdu certain(e)s de leurs proches. Et en ce sens, bien que certains vantards se croient autorisés à jouer les bravaches en disant qu’ils n’ont pas peur, ces monstres ont gagné : les preuves des effets du terrorisme sont bel et bien là, devant nos yeux, dans nos têtes, au cœur de nos émotions, terriblement présents… A Paris ET ailleurs. Nous n’oublions pas.

2 commentaires

  1. « ces monstres », ça nous arrangerait bien, mais comme le disait Hannah Arendt en parlant des nazis : « ni des tarés, ni des monstres, mais seulement (malheureusement) des gens normaux, terriblement normaux. Ce qui fait que le pire des bourreaux est en fait un homme terriblement banal, comme vous et moi, et chacun pourrait l’être. »
    Pas évident à entendre, et pourtant …

    Aimé par 1 personne

  2. merci pour le lien. je me posais cette question après un échange avec un très proche qui vivait loin et qui deux jours se demandait pq nous étions encore meurtri. Mais je sais bien que la province et Paris ne font qu’un devant l’épreuve. 😉

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