Ce n’était donc pas de la littérature… N’en déplaise aux jeteurs de sorts ! #ParisAttacks #FluctuatNecMergitur

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Belle devise parisienne que voilà, qui aujourd’hui prend tout son sens. Mais aujourd’hui, compte-tenu des événements, ce n’est pas seulement celle de notre capitale, mais devrait être celle de tout un pays. Et je me mets à rêver de résistance au quotidien, à chacun(e) selon ses moyens, avec le hashtag dédié #FNM pour signe de reconnaissance, comme ce post partagé sur tweeter :

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Bien sûr, que je partage… Cet esprit n’est pas isolé. Partout en France, il avance, et ces assassins maudits à tout jamais qui ont cru implanter durablement la terreur récoltent l’inverse de l’effet escompté : partout en France, et même au delà, les soutiens affluent, les liens se renforcent, la solidarité fait son œuvre, malgré la peur que personne ne nie sauf les fous et les inconscients. Les vraies valeurs, celles du cœur et de l’esprit se retrouvent et nous submergent au travers de l’amitié sincère et solide, même si l’on n’oublie pas le visage de nos morts.   Cela me reconnecte d’ailleurs avec cette discussion d’hier avec une amie récente mais chère qui se reconnaîtra si elle me lit… ¹ . Face à tant de barbarie, nous avons conclu un pacte : resserrer les liens, nous tenir au courant plus souvent, nous promettre de nous protéger mutuellement, nous et les nôtres, chacun selon ses moyens et selon ce qu’il/elle est, contre la connerie humaine, où qu’elle soit, d’où qu’elle vienne… de l’intérieur comme de l’extérieur.  Libertaires tous deux, et conchiant les natios, nous avons tous deux choqué immensément ce genre d’adeptes grotesques et sans cervelle qui beuglent à l’identité nationale et au regroupement contre l’ennemi héréditaire (les cons….) que serait exclusivement le musulman… alors qu’ils ne font jamais rien pour changer le monde, sinon cracher leur venin mortel et leur haleine fétide envers tous ceux qui ne partagent pas leurs idées pourries, aussi moyenâgeuses que celles qu’ils prétendent combattre. Des imbéciles à présent mis en minorité malgré le discours zemmourien à la mode, qui se montrent d’autant plus furieux que leur vieille ficelle ne fonctionne plus, qu’une majorité de français se ressoudent au travers des liens d’amitié et de solidarité, se foutant pas mal des croyances, des politicailleries ou de la religion, ou son absence (fier d’être athée !)… N’est-ce pas cela, l’esprit français ? Bien mauvais patriotes de pacotille que voilà, pour reprendre leurs « propres » éléments de langage ridicules…

CaptureOui, on sait, inutile de vous exciter, les grotesques : nous sommes des collabos. Nous collaborons en effet, ensemble, sans distinction de race ou de religion à construire un monde meilleur où la haine n’a pas sa place. Et nous avons donc tous deux  conclu, cette amie et moi, vils collabos que sommes, par delà nos fragilités respectives mais néanmoins complémentaires,  que c’était mieux ainsi, que cela permettait de faire le tri illico presto et sans effort inutile  dans nos relations mutuelles, que ce soit sur le net ou dans la vie quotidienne. Méthode efficace qui permet de discerner au final  ceux et celles sur qui ont peut compter pour de vrai, et les autres, qui s ‘excluent d’eux mêmes par leurs paroles arrogantes et discriminantes. Marre des tchatcheurs, des beaux  parleurs, des poseurs, qui pullulent sur les réseaux sociaux mais qu’on ne retrouvent que bien peu IRL à participer au monde comme il va, c’est à dire plutôt mal, qu’il s’agit pourtant de faire évoluer et de construire. Quand on se retrouve devant des fanatiques armés, de quelque bord qu’ils soient, le temps n’est plus aux discours, mais aux actes. Et dans ce cas de figure, une porte qui s’ouvre même discrètement est toujours plus efficace qu’un appel à l’unité nationale et au recours à cette foutue Marseillaise et à ses oriflammes datés… Car non, fluctuât Nec Mergitur, c’était pas de la littérature. N’en déplaise aux jeteurs de sorts.

¹ Car non, au risque de décevoir mes contradicteurs si amusants de naïveté, je n’assomme pas mes amis persos en les attachant sur une chaise dans un local fermé à clé pour les obliger à lire mon blog, sous la contrainte. Chacun(e) fait ce qu’il veut….