#Poutine, ce bisounours que #Charlie a blessé…

Nous allons voir comment réagissent à cette nouvelle les habituelles hordes glapissantes quand ce n’est pas violentes  qui, dans une extrême gauche confusionniste (ainsi, le yéti via Politis…) soutiennent Poutine sous prétexte de lutter contre l’impérialisme américain. Un camp rouge-brun  que je combats tout autant qu’une extrême droite qui  le soutient elle tout aussi inconditionnellement pour raison de financement par la Russie (collabos !). Grâce à un appel du pied de Bembelly, j’apprends par le Figaro que Poutine veut rétablir la peine de mort pour les dessinateurs de Charlie qui ont outrageusement porté atteinte à l’honneur et à la dignité des sujets de sa Seigneurie Moscovite :Capture

Il est vrai que l’on peut comprendre que dans un pays où les droits humains n’existent pas, où l’homosexualité est un délit, où la presse est aussi muselée, et qui fait disparaitre par des moyens tous plus tordus les uns que les autres ses opposants politiques, on peut comprendre que la liberté de ton de ce journal puisse choquer…  Mais dans ma hiérarchie des crimes, celui de heurter les consciences, qu’on aime Charlie ou pas,  est certainement bien moins grave (si ce n’est plus salutaire…)  que celui de provoquer des guerres, d’annexer d’autres pays dans une logique tout aussi impérialiste que celle qu’on prétend dénoncer, de faire assassiner ou disparaître des opposants, de réduire au silence les journalistes, de se faire acteur et promoteur à haut niveau (celui de l’état russe lui-même) de la corruption et des conflits d’intérêt, et de faire en sorte qu’une seule vérité autorisée existe : celle du Kremlin. Ce rétablissement des priorités peut paraitre une évidence pour tout démocrate qui se respecte mais peut-être était-il nécessaire de le rappeler à l’heure où de moins en moins de gens se revendiquent à présent de l’esprit Charlie, et se disent qu’après tout, à force de choquer les croyants, ces gens là l’avaient bien cherché… De plus, petit détail en passant qui a son importance, la presse n’étant pas libre en Russie, Charlie Hebdo n’y est pas présent, et la plupart des russes ne pourront donc pas le lire. Voilà donc une supercherie de communication officielle parfaitement orchestrée qui me laisse à penser qu’on a trouvé là une bonne occasion de s’attaquer à la France par le biais de ce journal pour dresser les russes contre un pays qui refuse son hégémonie et sa stratégie belliqueuse sur l’Ukraine, le reste n’étant qu’arguties spécieuses, faux prétextes. CQFD.