Alors, violence ou pas violence ? Le cas #cop21

Alors, violence ou pas violence ? Violence des riches, qui pillent la planète, des fonds de pension qui n’hésitent pas à spéculer sur les matières premières au plus grand mépris des droits humains à se nourrir… d’ailleurs, de plus en plus mal, sous la forme de produits de plus en plus toxiques pour notre organisme… [Le peu de scrupules, de moralité de ces gens là pour qui seul le profit à court terme compte…] Violence sans fin des industries du monde entier qui polluent sans garde-fous, nous font courir de graves dangers de mort plus ou moins imminente, qui lèguent à notre postérité – à l’avenir de plus en plus plombé, mazouté et irradié – des masses incompressibles de déchets ultimes, de gaz toxiques et de poisons chimiques inassimilables et mortels, du fond des mers à la stratosphère, s’en prenant à la couche d’ozone, en passant par les coins les plus reculés de notre autrefois si belle planète terre…  Violence des décideurs de tous ordres qui nient la réalité au point de mettre le sort de notre survie dans la balance en nous intoxiquant par toutes les pores de notre peau, par toutes nos voies respiratoires, du bébé aux vieillard…. Violence des politiques hors sol qui plaquent leur vision techniciste, libérale trans-partisane plus volontiers étroitement économique qu’humaniste,  si peu préoccupée de défense de l’environnement sauf à la marge et sans réelle efficience, de sommets de la terre en conférences sur le climat qui accouchent systématiquement au mieux, d’une souris, quand ce n’est pas à rien si ce n’est à un désastreux bilan carbone doublé d’une gabegie d’argent public plus utilement affecté ailleurs compte-tenu de la duplicité de la plupart des gouvernements surtout préparés à ne rien lâcher à leurs puissants lobbies nationaux qui les tiennent par les couilles ou le bout des seins…

Il serait facile d’être cynique. En 1992, plus de cent dirigeants du monde entier, parmi lesquels George H. W. Bush, étaient venus à Rio de Janeiro assister au sommet de la Terre. Ce mégaévénement de deux semaines avait suscité un intérêt énorme, conduit à la signature de deux traités révolutionnaires sur le changement climatique [la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc)] et sur la biodiversité [la Convention sur la diversité biologique (CDB)], et donné lieu à de grandes déclarations sur la création d’un monde vert et équitable.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux décennies qui ont suivi n’ont pas vraiment tenu ces promesses. George W. Bush a rompu le traité sur le climat signé par son père en refusant de ratifier le protocole de Kyoto. Les émissions de gaz à effet de serre ont considérablement augmenté, le pillage des ressources naturelles s’est intensifié, la nature recule toujours, le monde est devenu moins équitable et le changement climatique, qui était une perspective lointaine, est désormais une réalité effrayante.(source)

Alors, à force de tant de violence d’une puissance polymorphe ¹ inégalée, de cette accumulation d’injustices et de pressions des puissances économiques, politiques et autres sur notre droit le plus élémentaire qu’est la survie de l’espèce humaine (mais le mérite-t-elle, après tout, devant ce bilan si peu flatteur ?) bouillonne plus ou moins clandestinement une autre violence invisible, hormis à l’occasion de ce genre de sommets dont on sait déjà qu’il ne s’agit que d’une grande farce pathétique destinée à donner le change aux braves citoyens que nous sommes ou pas…

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Face à cette violence, le système dominant s’indigne, se révolte, se rebelle à sa si petite et médiocre façon qui ne trompe plus que les non-initiés, sort ses armes favorites de la désinformation à la petite semaine, à travers un quelconque torchon de bas étage à faible valeur intellectuelle et culturelle ajoutée, brandissant la sempiternelle menace de l’explosion de violence de blacks blocs dont ils n’ont pas encore compris qu’il ne s’agissait pas de groupes institutionnalisés mais d’une technique d’opposition et de subversion

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Le vilain mot est sorti, il s’agit de terrorisme, quand celui des états est quant à lui plus légitime, globalement consenti, alors qu’il est en train consciemment et cyniquement de détruire la planète et de nous tuer à petit feu… Violence contre violence. Entre les deux, surtout ne pas choisir. Observer, contempler, regarder, et cyniquement compter les morts, de part et d’autre, derrière son écran, qu’il soit de télé, de tablette  ou d ‘ordinateur, tranquillement à l’abri, bien au chaud, sur son canapé, à siroter un coca ou une bière selon ses goûts. Et râler sur le monde comme il va, c’est à dire si mal. En faire des billets de blog, des articles de journaux ou de sites d’information, des conférences, des comités Théodule, des livres bien médiatiques de nature à effrayer les foules. Et surtout, surtout, ne rien faire pour que le monde change, en mieux. Critiquer vertement le premier, la première qui sort du troupeau. Et s’il le faut, le stigmatiser d’une manière ou d’une autre en fonction de ses caractéristiques personnelles pour qu’il rentre dans le rang. Faire du chantage à l’emploi, utiliser la loi renseignement et ceux de la lutte contre le terrorisme, quitte à fabriquer des preuves,  pour les plus récalcitrants, comme le groupe de Tarnac. Défendre à tout prix ce monde dont chacun(e) s’accorde pourtant à dire qu’il faut qu’il tourne la page, que nous sommes dans une impasse civilisationnelle… Étrange et torturante situation minée par les injonctions paradoxales. Dans ce contexte, la violence et la destruction, une solution ? Certains préfèrent prier. Pas de bol, je suis athée. Que faire ? Réfléchir encore… Poursuivre son petit chemin si personnel, d’action(s) et de réflexion, au hasard des événements, des personnalités rencontrées, des lectures, des discussions…

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¹ … alliance d’intérêts économiques, politiques, catégoriels, personnels, alliés à la possibilité pour les dirigeants du recours aux nouvelles technologies, à la surveillance de masse, aux techniques de manipulation et de persuasion, et autres joyeusetés permettant de museler les foules jusqu’aux plus déterminés groupuscules pour qu’ils ne tentent surtout rien qui puisse déranger l’ordre établi, le statu quo…