la République mon cul

CaptureA l’heure où les politiques dominants, dont on sait quels intérêts ils servent puisque ce ne sont pas les nôtres, ne trouvent pas de mots assez durs pour maltraiter ceux qui défendent leur emploi et leur survie, comme il est à la fois étrange et je l’avoue sans honte assez jubilatoire ¹ de constater l’étrange indulgence judiciaire et politique dont bénéficient  pour le coup de vrais voyous à grande échelle qui  de surcroît sont élus… et cependant soutenus ! Qu’ils se nomment Balkany, Ceccaldi, Guéant, Sarkozy, ils semblent n’être pas le moins du monde, ou si tardivement inquiétés, Sarkozysme oblige… Résultat net pour Balkany : « 16 millions d’euros, sans acquitter l’impôt sur la fortune« . Démocratie ? République avez vous dit ? Egalité ? Mon cul ! Et quand l’un des seuls (rares) organismes français indépendants qui a vocation à lutter contre la corruption, que je soutenais autrefois, va se jeter dans les bras du FN sous le fallacieux prétexte d’une dédiabolisation illusoire, comment dire… Si l’on inscrit cette honte bien française là dans un contexte plus général, c’est à dire européen, dont il est le symptôme, on se doit de souligner que la France est parmi les pays les plus corrompus d’Europe. Tansparency International, une ONG qui lutte contre la corruption et les conflits d’intérêts, a édité une cartogaphie de la corruption en France. Allez donc voir, c’est édifiant. Et l’on voudrait que je sois confiant ? Tant que l’Etat français ne se donnera pas de vrais moyens de lutter efficacement contre cette lèpre là, la démocratie ne sera qu’un mot sans substance réelle.

Capture¹ Quelle autre preuve plus flagrante de l’insupportable injustice sociale d’aujourd’hui, et de la différence de traitement médiatique tellement inéquitable ?

2 réflexions sur “la République mon cul

  1. J’aurais bien quelque chose à dire sur les conséquences d’être gouvernés par des « profiteurs soit-disant socialistes » puisque j’en ai fait les frais mais, lorsque j’en parle, ceux de gauche (dont je suis) ont du mal à me situer et l’on s’est méfié de mes critiques au sujet de services sociaux sous tutelle de la droite.

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  2. j’aimerais rajouter, sans tenir compte de la corruption quasiment légalisée, qu’il n’est plus possible de faire du social dans une société du profit pour le profit. Les inégalités ne peuvent que se creuser

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