histoire d’un grand guignol dopé au gaz de schisme *

∗(l’expression n’est pas de moi, mais d’Eric Gaftarnik sur tweeter)

894499j’ai attendu que l’orage passe pour en faire un billet. je commence à en avoir l’expérience, le spectacle médiatique charrie toujours en effet sa gangue de mousse toxique sans intérêt qui pollue plus qu’elle n’informe. Mais force m’est à présent de constater l’imbécilité profonde de notre système d’information, qui n’a plus rien à voir avec le journalisme. La plupart des sites et journaux se sont fait en effet les complices d’un storytelling personnel, un peu trop égo-centré, écrit d’avance depuis des mois par un impétrant/aspirant à une fonction gouvernementale, et son geste n’avait rien de spontané. Le monsieur n’a pas supporté qu’une ligne politique différente de la sienne, une écologie de transformation, plutôt que d’accompagnement (ce que j’appelle une écologie à la  green-washing) l’ait emporté lors de la dernière université d’été d’EELV, là est une partie de la vérité occultée par un travail si peu journalistique.  Mais par mépris pour toutes les thèses de transformation sociale et sociétale, ce qui s ‘explique par la nature de leurs intérêts communs, la plupart des médias main stream se sont empressés sans analyse aucune de titrer à l’instar de France info, un site pourtant public d’information, que Monsieur de Rugy aurait claqué la porte, et qu’il regrettait une « dérive gauchiste ». C’est faux. Il avait préparé son coup. C’est un guignol qui tire un rideau, jouant l’offensé. Et qui se réserve à d’autres aventures où il aura plus sûrement (à son sens..) le premier rôle. Qu’il ne soit pas d’accord avec l’évolution  de son parti, et qu’il en parte, nul ne lui conteste ce droit. Mais cracher ainsi, comme son ami Cambadélis, et le même jour, sur tous ceux qui n’ont pas ses idées, voilà qui  m’est plus désagréable. Le gauchisme n’est pas une maladie honteuse, sauf pour la droite et ses extrêmes, qui m’apparaissent bien davantage comme un réel danger pour notre démocratie que les gauchistes d’EELV ou d’ailleurs… On voudrait bien d’ailleurs que nos acteurs d’opérettes condamnés aux seconds rôles par la médiocrité de leurs positionnements et de leur comportement soient aussi énergiques et virulents à combattre les idées insupportables de l’extrême droite plutôt que celles d’une gauche plus honorable.  En faire une insulte n’est que la marque de sa profonde adhésion aux thèses libérales, qui me semblent incompatibles avec le combat écologique, que je ne réduis pas pour ma part aux questions environnementales dans la mesure où il ne faudrait pas y négliger la place de l’être humain. L’argent n’a pas de morale, et les prédateurs financiers, qui l’ont déjà amplement prouvé, se foutent totalement de la survie de la planète, bien trop préoccupés par la rentabilité à court terme. C’est donc vers ses thèses là qu’à choisi de se tourner Monsieur de Rugy. Ses amis fauxcialistes en sont les premiers ravis.  Ce n’est pas une raison pour insulter la gauche. Nous avons quant à nous bien davantage de raisons argumentées et factuelles de dénoncer une dérive droitière (dont celle de ce gouvernement) de notre société française (mais dois-je en faire un livre ?), qui fait bien davantage de dégâts qu’une gauche radicale réduite à environ 11 % des votes aux dernières élections. Cet argument et ridicule, et Monsieur de Rugy ne fait que montrer là son aigreur de n’avoir pas trouvé de poste à la hauteur de ses ambitions personnelles. Mais qu’il n’en fasse pas des généralités déplaisantes, qui heurtent la sensibilité de ceux qui n’ont pas (et s’en flattent) ses idées. Et pour terminer (car je m’en veux d’avoir du passer autant de temps pour quelqu’un qui ne le mérite nullement), je vous laisse avec cette vidéo sur facebook du numéro 2 d’EELV, qui sera bien plus à même que moi d’expliciter, même si je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit,  la supercherie de la tactique personnelle de Monsieur de Rugy (qui nous fait si invariablement penser à une certaine chanson française…) et la réalité de ce qui se passe dans ce parti :

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Post_scriptum : au lendemain de la publication de ce billet, j’apprends que Jean-Vicent Placé quitte à son tour EELV. Je ne serais pas surpris qu’il y ait bientôt une annonce par le gouvernement de la vacance de postes de ministrables… à moins qu’ils n’obtiennent des postes de chargés de mission pour la Cop21 ? En tous les cas, le grand guignol continue…CaptureCertains disent que c’est l’aile droite qui part… Non : les rayeurs de parquets, voilà tout. France info nous rappelle opportunément que le phénomène n’est pas nouveau chez les écolos :